Comprendre la stratégie de vaccination contre la Covid-19

27 avril 2021
La stratégie vaccinale, arrêtée par le ministre des Solidarités et de la Santé, vise à déterminer les personnes prioritaires à la vaccination, en fonction des enjeux de santé publique et de l’arrivée progressive des doses de vaccins.

Objectifs et principes de la campagne de vaccination

La stratégie vaccinale mise en place doit permettre de remplir trois objectifs de santé publique :

  • faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie ;
  • protéger les soignants et le système de soins ;
  • garantir la sécurité des vaccins et de la vaccination.

La vaccination contre Covid-19 repose sur trois principes : gratuité, liberté et sécurité.

Trois principes pour la vaccination Covid-19 : gratuité, liberté et sécurité

La vaccination est gratuite pour tous car personne ne doit renoncer à se faire vacciner pour des raisons financières.

Elle n'est pas obligatoire et repose sur une décision partagée entre le patient et le professionnel de santé qui le vaccine. Le consentement doit être recueilli au préalable et tracé dans le dossier médical de la personne vaccinée. Dans ce cadre, une consultation de pré-vaccination peut être prévue avec son médecin. Elle pourra, selon les cas, être immédiatement suivie de la vaccination.

La sécurité est également un enjeu essentiel. La vaccination se fait dans le strict respect de toutes les règles qui encadrent l’utilisation des produits de santé en France. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables des vaccins anti-Covid-19. Sur signalement-sante.gouv.fr, chacun, professionnels de santé ou personnes vaccinées, peut signaler tout effet indésirable à la suite d’une vaccination.

Qui sera vacciné contre la Covid-19 et quand ?

Le déploiement de la vaccination se fait progressivement avec une priorité donnée depuis le 27 décembre 2020 aux publics les plus vulnérables au virus et les plus susceptibles de développer des formes graves de la maladie.

En savoir plus sur le calendrier et les étapes de vaccination.

La vaccination anti-Covid-19 en vidéo

Le vaccin contre la Covid-19 

Cette vidéo utilise le facile à lire et à comprendre (Falc), la lecture audio et la LSF (langue des signes française) pour être accessible à tous et particulièrement aux personnes en situation de handicap :

[Musique d’ambiance] [Logo Vaccin - COVID-19] [Logo du Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées] [Image du virus de la Covid-19]

Le vaccin contre la Covid-19 [Boîte du vaccin et d’une seringue]

Le vaccin me protège contre la covid-19.

Avec le vaccin si j'ai la Covid-19 je serai moins malade.

[Un homme malade assis sur un canapé]

Le vaccin est pour toutes les personnes majeures.

Certaines personnes sont vaccinées en premier, par exemple les personnes âgées, les personnes malades et les soignants.

Le vaccin est gratuit.

Je dois dire si je veux être vacciné ou pas. C'est moi qui décide !

Pour décider, je peux en parler avec mon docteur, avec ma personne de confiance, avec mon tuteur, avec ma famille ou avec mes proches.

Le docteur me dit si je peux être vacciné. Le vaccin est fait par un soignant.

Le soignant me fait une piqûre dans le bras. [Un soignant fait une piqûre dans le bras d’un patient].

[Un soignant met un pansement sur le bras d’un patient]

Cette piqûre est un peu désagréable mais ça ne dure pas longtemps.

Après le vaccin : Pour être bien protégé, je dois faire une deuxième injection.

Le soignant me donne un autre rendez-vous. Par exemple, il me dit de revenir dans 4 semaines.

Après le vaccin, pendant 1 ou 2 jours, je peux avoir :

  • une rougeur à l'endroit de la piqûre
  • mal à la tête
  • un peu de fièvre
  • mal dans les muscles

[Un homme vacciné se reposant en lisant un livre, écoutant de la musique, buvant de l’eau]

Pour me sentir mieux, je me repose et je bois de l'eau.

Si je me sens vraiment mal, j'appelle le docteur. [Un homme appelle le médecin]

Après le vaccin : Je continue les gestes barrières. [Des pictos expliquent les gestes barrières : garder une distanciation de 2 mètres, éviter de se serrer les mains, éviter de mettre ses mains en contact avec ses yeux et sa bouche, se laver les mains avec de l’eau et du savon, tousser dans le creux de son coude, porter un masque chirurgical, utiliser des mouchoirs à usage unique, aérer les pièces à vivre]. Tout le monde continue les gestes barrières.

Pour s'inscrire à la vaccination :

  • je vais sur le site internet www.sante.fr
  • j’appelle le 0800 009 110

Cette vidéo a été produite par le secrétariat d'État chargé des personnes handicapées

[Logo du Secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées]

Cette vidéo a été réalisée par SantéBD en partenariat avec le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées. ©CoActis Santé - SantéBD
SantéBD est un projet porté par l’association CoActis Santé, partenaire de l’Assurance Maladie.
Plus d’informations sur SantéBD, des images et des mots simples pour comprendre la santé, sur www.santebd.org.

La sécurité et la surveillance des vaccins en vidéo

Les vaccins contre la covid sont-ils vraiment sûrs ?

Ces vaccins sont sûrs car nous les avons testés sur un nombre important de personnes, on a testé l’efficacité et la sécurité, c’est à dire qu’on a vérifié l’efficacité de la protection chez les personnes qui ont reçu le vaccin contre une population qui n’a pas été vaccinée et on a comparé les résultats entre ces deux populations. Les résultats montrent que on a un haut niveau de protection avec ces vaccins contre le coronavirus. Par ailleurs, nous avons également regardé les effets indésirables et donc la sécurité de ces vaccins. Il ressort qu’il y a peu d’effets indésirables qui ont été rapportés dans les essais cliniques, ce qui a permis de valider la partie efficacité et sécurité, c’est ce qu’on appelle le rapport bénéfice/risque. C’est ce qui a permis l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces vaccins.

Comment ont été testés les vaccins contre la Covid ?

Les tests qui sont réalisés sont les mêmes que ceux pour les autres vaccins. D’ailleurs, les exigences, les obligations, les standards, ce qui est obligatoire pour un laboratoire pour obtenir une autorisation pour un vaccin, et bien, ces standards, ces exigences, sont les mêmes que pour tout vaccin.

Comment ont-ils pu être développés en moins d’un an ?

On a pu mettre à disposition très rapidement ces vaccins parce qu’on a utilisé une technologie qui était par ailleurs utilisée dans d’autres domaines thérapeutiques comme le cancer ou dans d’autres virus. Ce qui est important c’est qu’on a utilisé cette technologie et on l’a adaptée pour le développement des coronavirus et développer ces premiers vaccins. L’autre point important c’est qu’on a massivement investi dans le développement et la recherche. Les gouvernements ont soutenu la recherche et ont investi beaucoup d’argents pour accompagner les acteurs de la recherche sur ces nouveaux coronavirus. Par ailleurs, on a accéléré la recherche mais on a également accéléré les procédures d’autorisation de mise sur le marché par les agences nationales. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans une situation classique, le laboratoire doit terminer toutes ses études avant de déposer son dossier d’AMM.

Pour les coronavirus on a demandé au laboratoire de déposer les données au fur et à mesure où elles étaient disponibles. Et au fur et à mesure où on recevait ces données, on procédait à l’évaluation. Ce qui fait qu’on a raccourci le temps de l’évaluation et on a mis à disposition beaucoup plus rapidement ces vaccins.

Comment sont surveillés les vaccins ?

Pour suivre la campagne de vaccination contre la Covid-19, nous avons mis en place un système de surveillance renforcé. Chaque jour, les 31 centres de pharmacovigilance analysent les effets indésirables liés au vaccin. Ils nous font remonter les signaux potentiels et chaque semaine ces signaux sont évalués de façon synthétique dans un rapport d’enquête qui est mis en ligne sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Si nous identifions un risque, cela nous permet de prendre très rapidement des mesures de réduction du risque. En complément des enquêtes de pharmacovigilance, une analyse des données concernant l’ensemble de la population vaccinée sera mise en place.

Comment signaler un effet indésirable ?

La déclaration d’un effet indésirable peut être effectuée par un professionnel de santé, par exemple, le médecin qui vaccine mais aussi par la personne vaccinée ou par son entourage. Pour déclarer un effet indésirable lié à la vaccination, vous pouvez effectuer ce signalement sur le site du ministère de la Santé : signalement-santé.gouv.fr ou contacter directement le centre régional de pharmacovigilance de votre département.

Ces informations sont-elles en accès libres ?

Notre objectif, c’est que les personnes qui souhaitent se faire vacciner ou qui ont été vaccinées, puissent avoir accès directement sur le site de l’ANSM à l’information sur les effets indésirables. Ils peuvent donc chaque semaine se rendre sur le site de l’ANSM pour consulter l’analyse des cas d’effets indésirables qui sont remontés dans un rapport hebdomadaire.

©ANSM