Variole du singe ou infection virale à Monkeypox : ce qu’il faut savoir

Depuis quelques semaines, des cas de du singe (ou infection virale à Monkeypox) ont été signalés en France. Si le virus se transmet des animaux porteurs du virus (rongeurs et singes en Afrique) à l’homme, il se transmet également de personne à personne.

 Cette transmission entre les humains se produit :

  • à l’occasion d’un contact prolongé en face à face par des gouttelettes respiratoires (postillons, éternuement) et la salive ;
  • par contact physique rapproché avec les boutons ou les croûtes de la peau et des muqueuses (bouche, sexe, anus) d’une personne infectée ;
  • par contact avec des objets que le malade a contaminés, comme des vêtements, du linge, du matériel de toilette ou de la vaisselle.

Au 23 juin 2022, 330 cas confirmés de variole du singe ont été rapportés en France. Un seul cas a été identifié chez une femme, tous les autres cas concernent des hommes.

Quels sont les symptômes évocateurs de l’infection à Monkeypox ?

Il convient d’appeler le Samu centre 15 et de s’isoler sans tarder si l’on présente les symptômes suivants :

  • fièvre et fatigue ;
  • maux de tête ;
  • maux de gorge et douleurs lors de la déglutition ;
  • douleurs musculaires ;
  • ganglions enflés et douloureux, sous la mâchoire, au niveau du cou ou au pli de l’aine ;
  • boutons sur le visage, le sexe, les paumes des mains, les plantes des pieds, au niveau de l’anus, sur le corps ou les membres : d’abord semblables à des taches rouges surélevées, ils prennent rapidement l’aspect de vésicules remplies de liquide clair, puis de pustules pointues et fermes remplies de pus devenant creuses et ulcérées.

Comment ne pas contaminer d’autres personnes lorsqu’on est porteur du virus Monkeypox ?

Lorsque le diagnostic de du singe est fait grâce à un test PCR sur des prélèvements au niveau des lésions de la peau (vésicules, croûtes) ou au niveau du nez et de la gorge, des mesures sont nécessaires car le virus se transmet durant toute la période où l’on présente des symptômes jusqu’à cicatrisation des lésions de la peau et des muqueuses.

Si l’on est malade, il faut s’isoler et appliquer les gestes barrières et les consignes suivantes :

  • rester chez soi et s’isoler dans une pièce pour une durée de 3 semaines jusqu'à guérison totale des lésions de la peau ;
  • pendant 21 jours, ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes au sein de son domicile (ne pas serrer les mains, ne pas embrasser, ne pas avoir de rapports sexuels etc.) ;
  • ne pas partager le linge de lit, de toilette, ni vaisselle avec les autres ;
  • porter un masque chirurgical en présence de quelqu’un et porter des vêtements couvrant les lésions de la peau ;
  • n’avoir aucun contact avec ses animaux de compagnie pendant toute la durée de l’isolement. Lorsque ce n’est pas possible, il faut limiter les contacts avec l’animal, porter un masque et des gants lorsque l’on s’en occupe et se laver les mains après chaque contact avec l’animal.

Les déchets tels que les croûtes des vésicules doivent être conservés dans des sacs-poubelles dédiés.

À la fin de l’isolement, il convient de nettoyer minutieusement son domicile.

Si une personne est à risque de développer une forme grave de la variole du singe (c’est-à-dire les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les jeunes enfants), il faut être attentif face à l’apparition de toute aggravation et ne pas hésiter à appeler le 15.

Comment prévenir la propagation du virus ?

Rechercher les cas contact

Les personnes pour lesquelles le diagnostic de du singe a été confirmé doivent faire l’objet d’une investigation destinée à déterminer les personnes contacts à risque.

Quels sont les critères du contact à risque ?

Est à risque d’avoir contracté le virus Monkeypox, toute personne qui a été dans l'une des 2 situations suivantes.

Contact physique direct

Toute personne ayant eu un contact physique direct avec la peau lésée ou les fluides biologiques (sperme, sang, salive, etc.) d’un cas probable ou confirmé symptomatique de variole du singe est à risque d'avoir contracté le virus Monkeypox.

Toutes les circonstances de contact physique direct sont retenues :

  • contact au niveau de la peau, rapport sexuel, actes de soin médical ou paramédical ;
  • partage d’ustensiles de toilettes ;
  • contact avec des textiles (vêtements, linge de bain, literie) ou de la vaisselle sale utilisés par la personne.

Contact non protégé à moins de 2 mètres pendant 3 heures

Toute personne ayant eu un contact non protégé à moins de 2 mètres pendant 3 heures avec un cas probable ou confirmé symptomatique est à risque d'avoir contracté le virus Monkeypox. Les situations sont multiples :

  • ami proche ou intime ;
  • personnes partageant le même lieu de vie sans lien intime ;
  • voisin pour un transport de longue durée ;
  • personnes partageant le même bureau, une salle de cours, un club de sport pour les sports de contacts… ;
  • enfants d'une classe scolaire.

Qu'est-ce qu'un contact non protégé ?

Le contact est non protégé s’il n’y a pas port de gants en latex, nitrile ou caoutchouc pour les contacts physiques et masques chirurgicaux ou FFP2 pour les contacts respiratoires.

Que faire lorsque l’on pense être un cas contact à risque ?

Il est recommandé aux personnes contacts à risque de surveiller 2 fois par jour leur température pendant 3 semaines après le dernier contact à risque avec le cas probable ou confirmé, la fièvre signant le début de la contagiosité et étant plus précoce que l’éruption.

En cas de fièvre ou d’éruption, les personnes contact à risque :

  • ne doivent pas se rendre chez leur médecin ou aux urgences mais sont invitées à appeler le centre 15 qui les orientera vers une consultation médicale spécialisée et la réalisation d’un test diagnostic par PCR ;
  • doivent s’isoler en attendant les résultats du test.

Une vaccination post-exposition avec un vaccin de 3e génération (Imvanex® ou Jynneos®) est proposée aux personnes adultes contacts à risque, y compris les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. Ce vaccin a une « efficacité de 85 % pour la prévention de Monkeypox », indique la Haute Autorité de santé dans un avis datant du 20 mai 2022.

Comment faire pour prévenir une infection à Monkeypox à l’approche des vacances ?

Voyage en Afrique

Lors d’un voyage en Afrique (surtout dans le bassin du fleuve Congo, en République Démocratique du Congo, au Cameroun et au Nigeria où sont présents les principaux foyers du virus Monkeypox), il convient d’éviter les contacts non protégés avec des animaux sauvages, en particulier s’ils sont malades ou morts, y compris avec leur viande et leur sang.

De plus, tous les aliments contenant de la viande ou des ingrédients d’origine animale doivent être bien cuits avant d’être consommés.

En dehors de tout voyage en zone de foyer du Monkeypox

À l’arrivée de l’été, les festivals et autres rassemblements à venir représentent des risques de diffusion du virus. Indépendamment de son orientation sexuelle, il est recommandé :

  • de réduire le nombre de partenaires sexuels (car à ce jour la majorité des cas rapporte des partenaires sexuels multiples) ;
  • et de respecter les règles de prévention en cas de contact avec une personne malade.

Lire le dossier complet sur la variole du singe. 

Télécharger depuis le site de Santé publique France, laffiche et le flyer qui informent sur la circulation actuelle en France et dans le monde du virus du Monkeypox (mode de transmission, symptômes, conduite à tenir en cas d'infection).

Consulter le point de situation réalisé chaque semaine par Santé publique France.

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