Une attestation d’information désormais nécessaire pour obtenir Androcur et ses génériques

05 juillet 2019

L’acétate de cyprotérone (Androcur et ses génériques) est un traitement efficace de certaines maladies. Il peut favoriser le développement d’un méningiome. Le méningiome est une tumeur développée à partir d’une membrane qui entoure le cerveau : les méninges. Le plus souvent ces tumeurs sont non cancéreuses ; toutefois en raison de leur volume ou de leur localisation, elles peuvent être à l'origine de troubles graves, nécessitant une intervention chirurgicale.

Le risque de méningiome augmente avec la dose et la durée du traitement. Une étude conduite par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) a montré que le risque de développer un méningiome est multiplié par 7 pour l’ensemble des patientes au-delà de 6 mois d’utilisation d’une dose moyenne supérieure ou égale à 25 mg par jour. Il est multiplié par 20 au-delà d’une dose cumulée de 60 g, soit environ 5 ans de traitement à la posologie de 50 mg par jour, ou 10 ans à 25 mg par jour.

Aussi est-il recommandé, quand ce médicament est prescrit, d’évaluer régulièrement le bien-fondé de la prescription. Si un traitement prolongé est nécessaire, il faut procéder à une surveillance régulière à l’aide d’une imagerie cérébrale (IRM). Cet examen est aussi indiqué au début du traitement.

Le médecin prescripteur doit désormais remettre à son patient, lors de la prescription d’Androcur (ou de ses génériques), un document d'information sur le médicament et un autre attestant qu'il a informé le patient des risques thérapeutiques. Cette attestation d’information doit être établie et cosignée tous les ans par le médecin et le patient. Elle est nécessaire pour obtenir le médicament en pharmacie depuis le 1er juillet 2019 pour débuter un traitement par acétate de cyprotérone. Elle le sera aussi pour tout renouvellement de traitement à partir du 1er janvier 2020.

Les patients qui prennent un médicament à base d’acétate de cyprotérone ou qui en ont pris dans le passé sont invités à consulter leur médecin. En attendant, il est recommandé de ne pas arrêter son traitement sans un avis médical.