Un médecin traitant pour le suivi médical de son enfant

14 novembre 2018

Depuis janvier 2016, les parents d’enfants de moins de 16 ans sont invités à leur choisir un médecin traitant. Ce médecin traitant de l’enfant peut être un généraliste ou un pédiatre, ou tout autre spécialiste qui suit l’enfant. Il peut exercer aussi bien en ville qu’à l’hôpital. Sur les 3,5 millions d’enfants (1) qui étaient suivis par un médecin traitant au 30 juin 2018, 88 % l’étaient par un médecin généraliste, 11 % par des pédiatres, le 1 % restant étant suivi par un médecin d’une autre spécialité ou en établissement de soins.

Pour déclarer un médecin traitant pour l’enfant, le médecin choisi par les parents remplit la déclaration en ligne sur présentation de leur carte Vitale. Le médecin traitant de l’enfant peut être le médecin traitant des parents s’ils le souhaitent, mais cela n’est pas une obligation.

Coordonner les soins et veiller au bon développement de l’enfant 

Comme pour les adultes, le médecin traitant de l'enfant accompagne dans la durée son jeune patient et coordonne ses soins. Il connaît bien le dossier médical complet de l'enfant et il procède à l'ensemble des 20 examens prévus entre 0 et 6 ans, dont il reporte les résultats dans le carnet de santé de l'enfant. C'est lui aussi qui réalise l'ensemble des vaccinations obligatoires avant 2 ans, ce qui protège les enfants et leur entourage. Il procède aussi aux vaccinations recommandées, en accord avec les parents

Le médecin traitant de l’enfant repère les éventuelles anomalies dans le développement physique et cognitif de l’enfant. Avant le premier anniversaire du nourrisson, il réalise un dépistage des troubles visuels et auditifs, et un dépistage des troubles de l'expression orale et du langage écrit entre la 3e et la 5e année de l’enfant.

Assurer une prévention personnalisée 

Il est aussi l’interlocuteur des parents dans l’ensemble des actions de prévention, notamment celle de l’obésité infantile. En 2013, ce sont en effet 12 % des enfants de grande section de maternelle qui étaient en surcharge pondérale, et 3,5 % qui étaient obèses (2).

À l’adolescence enfin, le médecin traitant informe parents et enfants sur les risques d’addictions (tabac, alcool, autres drogues…).

Les adultes et les plus de 16 ans sont tenus de déclarer un médecin traitant s’ils veulent bénéficier du remboursement des consultations selon les taux de prise en charge en vigueur (70 %) ; cette obligation n’existe pas pour les enfants de moins de 16 ans. Et même si un médecin traitant est déclaré pour un enfant de moins de 16 ans, il peut quand même consulter directement un autre médecin (spécialiste ou généraliste) sans pénalité financière.

 

(1) Nombre cumulé de déclarations de médecins traitants au 30 juin 2018, régime général hors sections locales mutualistes (SLM), France entière. 
(2) Chardon O., Guignon N., « La santé des élèves de CM2 en 2007-2008, une situation contrastée selon l’origine sociale », Études et résultats, Drees, n° 853, septembre 2013.