Semaine de la dénutrition : comment repérer les déséquilibres alimentaires ?

02 novembre 2021

La Semaine de la dénutrition se tiendra du 12 au 20 novembre 2021. Elle a pour objectif de sensibiliser les citoyens au repérage précoce de la dénutrition, d’améliorer la connaissance sur cette maladie et sur les moyens de s’en protéger et de la traiter. Mobilisée, l’Assurance Maladie s’associe au Collectif de lutte contre la dénutrition qui sensibilise depuis 2016 les citoyens et les professionnels de santé sur les enjeux liés à la dénutrition.

Qu’est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition touche plus de 2 millions de Français, dont 800 000 personnes âgées, mais également des jeunes, des adultes, des enfants. Elle correspond à un déséquilibre nutritionnel. Le corps ne reçoit pas, par l’alimentation, suffisamment d’énergie, de protéines et de (1) pour bien fonctionner et couvrir ses besoins.

À noter

Un indice de masse corporelle (IMC) normal ou élevé n’exclut pas la possibilité d’une dénutrition : une personne en surpoids ou obèse peut être dénutrie. C’est pourquoi la dénutrition n’est pas toujours synonyme d’amaigrissement.

Pourquoi la dénutrition est-elle dangereuse ?

La dénutrition entraîne de nombreuses conséquences, toutes dangereuses pour la santé :

  • fonte de la masse musculaire (première réserve de protéines) et diminution de la mobilité, surtout chez les personnes âgées, augmentant le risque de chute ;
  • diminution des défenses naturelles et augmentation du risque d’infection ;
  • augmentation des complications médicales et chirurgicales, ralentissement de la guérison d’une maladie curable ;
  • répercussions psychiques et relationnelles.

Comment prévenir et corriger son apparition ?

L’objectif principal est de veiller à ce que les besoins énergétiques soient couverts de manière à conserver, ou retrouver un poids de forme. Une enquête alimentaire, menée par le médecin, permet d’évaluer la quantité et la qualité des apports de la personne dénutrie.

Pour corriger une dénutrition, il faut enrichir son alimentation en . Les enrichissements ont pour but d’augmenter :

  • la densité énergétique des plats ;
  • leur teneur en protéines.

Les enrichissements peuvent être traditionnels (fromage, beurre, poudre de lait écrémé, œufs, jambon) ou industriels (compléments nutritionnels oraux [CNO], poudre de protéines, produits hyper-protéinés).

Il faut favoriser, dans la mesure du possible, l’enrichissement traditionnel plutôt que les compléments. Si l’alimentation orale est insuffisante voire impossible, il faut envisager la prescription de compléments nutritionnels, qui doivent toujours être utilisés sous contrôle médical et nécessitent une prescription.

Leur objectif est de compléter l’alimentation orale. En aucun cas ils ne doivent remplacer le repas.

Pour en savoir plus, consulter l’article « Comprendre la dénutrition »