Pour un été sans nuages, protéger sa santé avant le voyage

19 juin 2018

Les vacances approchent et, pour ceux qui ont la chance de partir, notamment à l’étranger, il y a quelques réflexes santé à adopter.

Quelle est la prise en charge des soins médicaux en Europe ? Et ailleurs ? Quelles sont les vaccinations à effectuer selon le pays visité ? Comment retrouver son médicament habituel à l’étranger ? Quels sont ceux à glisser dans la valise pour éviter les soucis ? L’Assurance Maladie fait le tour d’horizon des précautions à prendre et des informations à connaître avant le départ.

Voyager sans souci grâce à une trousse à pharmacie réussie

S’il existe un petit matériel indispensable et des médicaments de base à prévoir, la trousse idéale n’existe pas. Elle dépend de l’état de santé du voyageur, de ses antécédents médicaux, de sa destination, de la durée du séjour et des conditions d’hébergement.

En cas de fortes chaleurs, il est également important de respecter les conseils de conservation et de transport des médicaments et produits de santé.

Vérifier et effectuer ses vaccinations avant un voyage à l’étranger

Plusieurs vaccinations peuvent se révéler nécessaires en fonction des obligations administratives et de la situation sanitaire de chaque pays.

Consulter son médecin traitant si possible 6 semaines avant de partir pour être conseillé et vacciné si nécessaire est la plus sûre manière de se protéger.

Bénéficier de la prise en charge des soins médicaux en Europe

La carte européenne d’assurance maladie (CEAM) permet de bénéficier d'une prise en charge des soins médicaux non prévus lors de séjours dans un pays européen (1).

Elle permet d'attester de ses droits de à l'Assurance Maladie en France et de bénéficier ainsi d'une prise en charge sur place des soins médicaux, selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays européen concerné. La carte est individuelle (chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans), valable 2 ans et sa version « digitale » s’affiche directement dans l’application ameli pour smartphone et tablette – pratique et sécurisant en cas d’oubli. La CEAM est essentiellement acceptée dans les hôpitaux publics en Europe.

Pour commander une carte européenne d’assurance maladie, il suffit de se connecter 15 jours avant son départ à son compte ameli.

En cas de départ plus proche, la CPAM peut fournir un certificat provisoire de remplacement, valable trois mois. Il est utilisable dans les mêmes conditions que la CEAM.

En cas de vacances hors d’Europe

En cas de séjour en dehors de l’Union Européenne (2), les soins imprévus sont les seuls qui peuvent faire l’objet d’un remboursement forfaitaire et uniquement après le retour en France. Pour se faire rembourser, le formulaire de demande de remboursement S315 doit être complété et transmis à la CPAM accompagné de tous les justificatifs nécessaires.

Le tarif des soins pratiqué en dehors de l’Union Européenne est particulièrement élevé. Il est donc fortement conseillé de souscrire un contrat d'assistance ou d'assurance avant son départ.

Les différentes clauses (avance de frais, plafond de prise en charge des soins…) de l’assurance prise pour ce séjour doivent être bien vérifiées. Les cartes bancaires qui servent au paiement contiennent généralement des assistances voyage mais une carte bleue classique ne couvre pas les prises en charge des frais de santé au-delà de 12 000 € ou 15 000 €, ce qui n’est pas suffisant dans certains pays où les soins sont particulièrement chers (États-Unis, Canada, Australie, Thaïlande…). Les cartes bancaires avec un niveau de services plus élevé prévoient des prises en charge jusqu’à 150 000 €.

Avoir une ordonnance en dénomination commune internationale

En cas de traitement médical, il est important d’anticiper ses déplacements. La dénomination commune internationale () désigne le nom de la substance active du médicament, elle est prononçable dans toutes les langues et compréhensible dans tous les pays du monde, par tous les professionnels de santé. Elle facilite aussi la compréhension des ordonnances et permet une nouvelle délivrance locale si besoin. En cas d’urgence, elle informe également les professionnels de santé de l’historique des traitements en cours.

(1) Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne (y compris les îles Baléares et Canaries), Estonie, France (métropole, Guadeloupe, Martinique, Guyane française, la Réunion), Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal (y compris les archipels de Madère et des Açores), République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, Gibraltar), Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.

(2) Dans les pays non cités en (1).