#MoisSansTabac : la 3e édition est lancée

01 novembre 2018

C’est parti pour la 3e édition de #MoisSansTabac, défi national qui compte déjà plus de 185 000 inscrits avant le démarrage de l’opération. C'est autant de fumeurs motivés pour s’inscrire avant le démarrage de l’opération que le nombre total d’inscrits 2017 !

Cette campagne d’aide à l’arrêt du tabac mise sur un élan collectif en incitant les fumeurs à arrêter ensemble pendant 30 jours, au mois de novembre. En effet, un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement car après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont moins présents. Des centaines de manifestations sur le terrain et sur les réseaux sociaux sont proposées pour informer et soutenir les courageux qui vont se lancer. L’Assurance Maladie n’est pas en reste et son réseau se mobilise fortement pour cette opération.

Cette année, l’opération, conçue et pilotée par Santé publique France en partenariat avec le ministère des Solidarités et de la santé et l’Assurance Maladie, est l’occasion de sensibiliser particulièrement les femmes. Les fumeurs sont en effet de plus en plus des fumeuses, et les conséquences sur leur santé se manifestent aussi de plus en plus.

Les femmes de plus en plus victimes du tabac

Santé publique France révèle dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié à l’occasion du lancement de la 3e édition de #MoisSansTabac que les femmes sont de plus en plus touchées par le tabagisme en France. En 2017, 24 % des femmes de 15 à 75 ans fumaient quotidiennement, presque autant que les hommes (30 %).

La baisse d’1 million de fumeurs quotidiens constatée entre 2016 et 2017 n’est pas homogène : le tabagisme chez les femmes de 45-54 ans n’a pas diminué, contrairement à toutes les autres tranches d’âge.

Les conséquences de l’augmentation du tabagisme féminin

Santé publique France a étudié l’impact du tabagisme féminin sur trois pathologies : le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et l’infarctus du myocarde. L’étude montre une forte vulnérabilité des femmes sur ces pathologies :

  • les cancers du poumon ont augmenté de 72 % chez les femmes entre 2002 et 2012 alors qu’ils restaient stables chez les hommes ;
  • les hospitalisations pour BPCO ont doublé chez les femmes alors qu’elles ont augmenté de 30 % chez les hommes ;
  • le nombre d’infarctus du avant 65 ans a augmenté de 50 % chez les femmes entre 2002 et 2015 contre 16 % chez les hommes.

Enfin le nombre de décès attribuables au tabagisme chez les femmes a également été multiplié par deux entre 2000 et 2014.

Grossesse : 9 femmes sur 10 modifient leur consommation de tabac

En 2016, 30 % des femmes fumaient avant leur grossesse. 46 % d’entre elles avaient stoppé leur consommation de tabac avant le 3e trimestre et 45 % avaient réduit leur consommation.

L’étude de Santé publique France montre que la réduction, avant la grossesse, du nombre de cigarettes fumées est plus forte chez les grandes fumeuses. L’arrêt effectif du tabac est, lui, plus fréquent chez les femmes qui fumaient en moyenne moins de 10 cigarettes par jour avant la grossesse.