IVG médicamenteuse : des mesures exceptionnelles pendant le confinement

21 avril 2020

Afin de respecter les consignes de confinement tout en assurant la continuité des soins, des mesures exceptionnelles et transitoires ont été prises pour les femmes souhaitant recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG).

Le délai de réalisation des IVG médicamenteuses en cabinet de ville a été étendu : l’IVG peut être réalisée jusqu’à la 7e semaine de grossesse (9e semaine d’aménorrhée) (1).

Les consultations nécessaires aux IVG médicamenteuses peuvent être réalisées sous forme de téléconsultations, si la femme le souhaite et si le praticien l’estime possible :

  • une téléconsultation d’information de la patiente ;
  • une téléconsultation de recueil du consentement ;
  • une consultation de prise du médicament qui arrête la grossesse (antiprogestérone) : si la femme a accepté qu’elle ait lieu en téléconsultation, elle se verra remettre, lors de la consultation de recueil du consentement, les ordonnances pour aller chercher, de façon anonyme, le médicament en pharmacie. Elle le prendra en lien avec le médecin ou la sage-femme lors de cette 3e consultation. Le 2e médicament (prostaglandine) devra être pris 36 à 48 heures après le premier ;
  • une téléconsultation de contrôle dans les 14 à 21 jours qui suivent.

Pour diminuer les douleurs après une IVG médicamenteuse, le médecin ne prescrira pas d’ibuprofène en raison de l’épidémie de Covid-19. Il prescrira du paracétamol associé, si besoin, à l’opium ou à la codéine.

Pour plus d’information sur les conditions de prise en charge et les tarifs, consultez notre article Interruption volontaire de grossesse : votre prise en charge.

(1) En temps normal, l’IVG peut être réalisée jusqu’à la 5e semaine de grossesse (7e semaine d’aménorrhée) en cabinet de ville.