Calmer un bébé qui pleure beaucoup : conseils et précautions

Une peluche est abîmée. Elle représente la métaphore d'un bébé qui aurait subi des maltraitances.

Le syndrome du bébé secoué, aussi appelé traumatisme crânien non accidentel (TCNA), est un acte de maltraitance qui touche chaque année plusieurs centaines d’enfants. 1 bébé victime de secouement sur 10 décède, et les trois quarts des survivants présentent de graves séquelles tout au long de leur vie.

Une campagne est actuellement déployée dans les médias pour sensibiliser les parents, professionnels de santé et le grand public sur ce syndrome, et prévenir ainsi sa survenue. Garder son calme face à l’enfant est essentiel, même en cas de pleurs incessants. Des conseils et bons réflexes peuvent aider à faire face à ces situations.

Une campagne choc pour sensibiliser le grand public

Le spot de campagne, diffusé en digital sur de nombreuses plateformes et sites éditeurs, positionne l’adulte violent comme seul responsable de cet acte de maltraitance. Il met en scène, par l’intermédiaire du son d’un babyphone, un agresseur secouant brutalement un enfant, et signale le risque de mortalité lié à l’acte. Sa diffusion s’accompagne de flyers de sensibilisation à destination du grand public et des professionnels de santé.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Le syndrome survient du fait de secousses répétées, produites le plus souvent lors de la saisie du bébé sous les aisselles ou par le thorax. Le balancement de la tête entraîne alors un traumatisme immédiat : le bébé peut arrêter de respirer. De nombreux troubles peuvent alors apparaître au long terme, tels que des retards de développement, des déficits auditifs ou visuels, des difficultés d’apprentissage.

Plusieurs symptômes peuvent conduire à une suspicion de syndrome du bébé secoué. Les secours médicaux doivent alors être contactés d’urgence pour procéder à un diagnostic et soigner l’enfant. Si l’équipe médicale pense que l’enfant est victime de secouement, elle pourra saisir le procureur de la République pour le protéger.

Comment calmer son enfant qui pleure ?

Il ne faut pas hésiter à se faire aider pour ne pas être tenté de secouer votre bébé. Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures par jour pour diverses raisons : faim, couche humide, position inconfortable, besoin d'un câlin, ennui, fatigue, etc.

Certains bons réflexes permettent généralement de calmer l’enfant. S’il ne s’arrête pas, il faut en toute situation garder son calme. Se reposer quelques minutes est important, après avoir couché son enfant, bien en sécurité sur le dos, dans son lit. De nombreux moyens de détente sont à disposition : travail de respiration, musique, douche, etc. Parler à son entourage permet également de trouver du soutien.

Si toutefois, l’idée de secouer l’enfant survient, il faut demander de l’aide en appelant :

  • "Allô enfance en danger" au 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7,
  • ou "Allô parents bébé" au 0.800.00.34.56 du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures.

En savoir plus sur le syndrome du bébé secoué.

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