Bronchiolite chez les nourrissons : que faire et quand consulter ?

02 novembre 2021

L’automne s’installe avec un retour en force des virus notamment chez les enfants. On observe en effet un démarrage rapide et plus précoce de la circulation du virus de la bronchiolite par rapport aux années précédentes avec déjà de très nombreux cas identifiés.

Que faire pour limiter la transmission de la bronchiolite ? Quels sont les signes de cette infection ? À quel moment doit-on consulter un professionnel de santé ? Quand doit-on se rendre aux urgences ?

La bronchiolite, qu’est-ce que c’est ?

La bronchiolite est une infection respiratoire des petites bronches due à un virus respiratoire très répandu et très contagieux (appelé virus respiratoire syncytial), pouvant survenir à toute période de l’année chez un nourrisson de moins de 2 ans. Il s’agit le plus souvent d’une maladie bénigne mais les très jeunes enfants (moins de 2 mois surtout) peuvent parfois présenter des formes plus graves nécessitant, dans certains cas, une hospitalisation.

Les adultes et les grands enfants qui sont porteurs du virus n’ont habituellement aucun signe ou ont un simple rhume. Ainsi, ils transportent le virus et sont contagieux sans le savoir. En effet, le virus se transmet facilement d’une personne à une autre par la salive, la toux et les éternuements. Il peut rester sur les mains et les objets (comme sur les jouets, les tétines, les « doudous », etc.).

Les symptômes de la bronchiolite

La bronchiolite débute par un simple rhume (nez bouché ou qui coule) et l’enfant tousse un peu. Puis, la toux est plus fréquente, la respiration peut devenir sifflante. L’enfant peut être gêné pour respirer et avoir du mal à manger et à dormir. Il peut avoir de la fièvre.

 

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Quels sont les symptômes de la bronchiolite ?

  • une toux sèche ;
  • une respiration rapide et soufflante.

Les symptômes s’atténuent en quelques jours, mais une toux peut persister une quinzaine de jours avant de disparaître.

Les parents sont invités à consulter en priorité leur médecin traitant.

Source : ministère des Solidarités et de la santé.

Des mesures de prévention pour diminuer le risque de bronchiolite

Parents, frères et sœurs, assistants maternels et tout l’entourage proche des nourrissons peuvent limiter efficacement le risque d’infection virale en appliquant des mesures de prévention efficaces, dès la maternité et durant les premiers mois de la vie. En pratique, il faut :

  • limiter les visites au cercle des adultes très proches et non malades, pas d’embrassade, ni de passage de bras en bras ;
  • éviter les visites par des jeunes enfants avant l’âge de 3 mois quand cela est possible ;
  • si le reste de la fratrie présente des symptômes d'infection virale, les tenir à l'écart du nourrisson durant la phase aiguë de l'infection ;
  • les réunions de familles, la fréquentation de lieux publics confinés (supermarchés, restaurants et transports en commun, etc.) où il risquerait d’être en contact avec des personnes enrhumées doivent, autant que possible, être reportées à un âge où l'infection virale sera mieux tolérée (après 3 mois) ;
  • éviter l'entrée en collectivité avant 3 mois et ne pas confier si possible son enfant en collectivité les jours où il présente des symptômes d'infection virale.

Et complément de ces gestes, lorsqu’on est soi-même enrhumé, il faut :

  • tousser ou éternuer dans son coude ;
  • porter un masque en cas de rhume, de toux ou de fièvre ;
  • éviter d’embrasser l’enfant sur le visage et sur les mains.

Porter une attention particulière aux vaccinations de son enfant et aux siennes

En pratique, il convient de :

  • prévoir les premières vaccinations obligatoires du nourrisson, dont la coqueluche, sans retard afin qu'il soit protégé au plus vite ;
  • d’être soi-même à jour de ses vaccinations contre la coqueluche et de se faire vacciner contre la grippe (idéalement pendant la grossesse en saison épidémique).

En toutes circonstances, l’adoption des gestes barrières est un moyen efficace de limiter la transmission des virus de l’hiver.

Son enfant tousse, est-ce une bronchiolite ? Que faire ?

Si un enfant tousse mais qu’il a un comportement habituel, c’est-à-dire qu’il mange, boit et dort bien, qu’il joue normalement, alors il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Il convient cependant de rester attentif et de respecter les gestes suivants : lui laver le nez régulièrement, fractionner ses repas (proposer plus souvent mais en petites quantités), lui proposer de boire régulièrement et bien aérer la pièce où il dort.

Les bons gestes à prodiguer (infographie)

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Les bons gestes si votre enfant est malade

  • suivez les soins et les traitements prescrits ;
  • nettoyer-lui le nez avec du sérum physiologique ;
  • hydratez-le régulièrement ;
  • aérez votre logement ;
  • couchez-le sur le dos.

Source : ministère des Solidarités et de la santé.

Quels signes doivent conduire les parents à consulter un médecin ou à se rendre aux urgences ?

Il faut prendre rendez-vous rapidement avec un médecin lorsque :

  • l'état général de son enfant change : il est fatigué, il sourit moins et pleure beaucoup, il est un peu mou et ne joue pas… ;
  • il est gêné pour se nourrir et mange 2 fois moins que d’habitude ;
  • il est gêné pour respirer et que son thorax est creusé ;
  • il a une fièvre très élevée et/ou mal tolérée ;
  • il respire beaucoup plus rapidement que d’habitude.

Il faut se rendre au service des urgences ou contacter sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) 15 ou 112, en cas de signes alarmant tels que :

  • des pauses respiratoires ou une grande gêne pour respirer ;
  • un refus de s’alimenter (biberons ou/et tétées) ;
  • des malaises et une somnolence ;
  • des lèvres bleues.

Il faut se rendre au service des urgences ou contacter sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) 15 ou 112, lorsque son enfant présente, en plus des symptômes, les critères de gravité suivants :

  • il est né prématurément ;
  • il a moins de 2 mois;
  • il est fragile, c’est-à-dire qu’il souffre, par exemple, d’une cardiopathie, d’une maladie respiratoire ou d’un .

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