10,4 millions de personnes concernées par une affection de longue durée en 2016

07 février 2018

En 2016, selon les données de l’Assurance Maladie, 10,4 millions de personnes affiliées au régime général de l'Assurance Maladie ont bénéficié du dispositif des affections de longue durée (ALD) (voir encadré). Ces personnes avaient 63 ans en moyenne et environ la moitié (52 %) était des femmes.

La part des assurés du régime général bénéficiant de ce dispositif augmente, passant de 16,6 % à 16,9 % entre 2015 et 2016, ce qui représente environ 300 000 personnes de plus. Pour mémoire, 8,3 millions de personnes étaient concernées en 2008.

 

  2016 2015 2008
Nombre d’assurés du régime général en ALD 10,4 millions 10,1 millions 8,3 millions
Part du total des assurés du régime général 16,9 % 16,6 % 14,6 %
Proportion de femmes 52 % 52 % 52 %
Age moyen 63 ans 62 ans 61 ans
Part des nouveaux entrants dans le dispositif 12,8 % 11,1 % 10,7 %

Source : Assurance Maladie-DSES

 

La liste des ALD, fixée par le code de la Sécurité sociale comprend une trentaine de pathologies ou de groupes de pathologies. La dernière version de cette liste date de 2011. En 2016, les ALD les plus fréquentes étaient le diabète, de type 1 et de type 2 (25 % du total), les tumeurs malignes (20 %) et les affections psychiatriques de longue durée (13 %).

S’agissant du diabète, les chiffres témoignent de la très forte hausse du nombre de personnes inscrites en ALD pour un diabète. On comptait en 2008 environ 1,6 million de personnes concernées, soit approximativement 2,9 % des assurés. En 2016, au plan national, 2,6 millions de personnes bénéficiaient d’une ALD pour diabète, soit 4,2 % des assurés. On relève d’importantes variations régionales : 3,1 % des assurés en Bretagne, 5,5 % dans les Hauts-de-France, 8,7 % à La Réunion. Cette augmentation du nombre de personnes concernées (+ 62 % en France entre 2008 et 2016), constatée également au niveau mondial, s’explique à la fois par la croissance et le vieillissement de la population et par les évolutions des modes de vie (changements de l’alimentation, sédentarité…).

Les droits ouverts avec le dispositif ALD

Certaines affections de longue durée ouvrent droit à la prise en charge à 100 % des soins liés à la pathologie (exonération du ticket modérateur).Il faut pour cela que le médecin traitant rédige, en concertation avec les autres médecins participant au suivi du patient, un protocole de soins, qui mentionne notamment les traitements nécessaires. Ce document est ensuite adressé à la caisse d’assurance maladie du patient. Le médecin conseil l’étudie et donne son accord pour la prise en charge à 100 % d'une partie ou de la totalité des soins et des traitements liés à la maladie.

En outre, depuis le 1er janvier 2017, les personnes bénéficiant du dispositif ALD ont droit au tiers payant chez les professionnels de santé exerçant en ville, pour tous les soins et traitements en rapport avec leur pathologie.