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Réglementation-Utilisez le Bilan Diagnostic

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Article mis à jour le 19 septembre 2011
Le Bilan Diagnostic Kinésitérapique (BDK) favorise une meilleure coordination des soins.

Ci-dessous, le mode opératoire établi par vos représentants professionnels pour vous accompagner dans le remplissage des rubriques de la fiche de synthèse et à télécharger la fiche de synthèse.

 

Méthode d'élaboration du BDK (Document à l'attention des professionnels)

 

Contexte :

Dans le cadre de la régulation de notre activité, la profession a souhaité s'engager dans une démarche de régulation qualitative médicalisée au détriment de la seule maîtrise comptable (quotas). Les modalités de cette régulation figurent dans l'arrêté du 28 avril 2006 signé par nos représentants ainsi que nos partenaires sociaux.

Le Bilan Diagnostic Kinésithérapique (BDK) en est l'un des principaux instruments. Il a pour objectif d'informer le médecin prescripteur, le médecin conseil dans les conditions prévues dans l'arrêté suscité, ainsi que le patient. Outre son aspect règlementaire, il a pour finalité de constituer un élément de traçabilité permettant d'améliorer la qualité des soins et de favoriser l'autonomisation de notre profession.

Ce dispositif étant actuellement sous-utilisé, nos partenaires sociaux locaux (Caisse d'Assurance Maladie de l'Hérault...) se proposent de contribuer à sa promotion par une action de communication à caractère pédagogique.

A cet effet, une aide méthodologique a été élaborée en commun et rappelle les principaux critères que doit contenir le BDK.

Définitions :

Déficiences, incapacités et handicaps (issus de la Classification Internationale du Handicap, Wood 1980) constituent les trois axes permettant d'évaluer la personne dans sa globalité et non pas seulement à partir de critères biomédicaux qui ne reflèteraient pas nécessairement la réalité fonctionnelle de la personne dans son environnement social.

La déficience se définit donc comme une altération ou une lésion au niveau de l'organe comme par exemple une fracture, une raideur articulaire, un déficit musculaire, une douleur...

L'incapacité relève des possibilités fonctionnelles de la personne qui résultent de la déficience (bilan fonctionnel).

Le handicap exprime les répercussions sociales de l'incapacité dans la vie sociale de la personne.

Exemple : une fracture du fémur (déficience) rend impossible la marche (incapacité), ce qui oblige la personne à interrompre momentanément son activité professionnelle (handicap).

Méthodes :

Le BDK doit contenir :

Renseignements socio-administratifs :

Le patient :

  • Nom, prénom
  • Sexe
  • Date de naissance
  • Numéro de sécurité Sociale
  • La prescription:
  • Nom du médecin prescripteur
  • Diagnostic médical
  • Date, contenu et nature de la prescription (quantitative ou non, traitement initial ou renouvellement)

Le bilan :

Afin de faciliter la lecture de ce document, seuls les éléments les plus pertinents doivent figurer dans ce chapitre. Il reprend les trois axes ci-dessus : déficiences, incapacités et handicaps, ce qui permet une adaptation quelle que soit la pathologie. L'objectif étant de mettre en évidence l'évolution du traitement, il doit être chiffré .

Par exemple :

  • Déficiences :

Douleur objectivée par l'Echelle Visuelle Analogique (EVA).

Déficits articulaires exprimés en degrés d'angle.

Déficits musculaires coté de 0 à 5.

Capacité vitale exprimée en litres...

  • Incapacités

C'est le bilan fonctionnel de la personne. Il doit être le plus précis possible et chiffré. C'est lui qui va permettre de mettre en évidence les résultats du traitement. Utiliser des bilans d'incapacité validés et comportant un score.

L'AFREK (Association française de Recherche et d'Evaluation en Kinésithérapie) a répertorié ces bilans par région ou par pathologie. Ils sont disponibles gratuitement sur son site Internet : http://www.afrek.com/.

  • Handicaps

Répertorier les répercussions sociales des incapacités comme, par exemple, l'interruption des activités professionnelles, des activités de loisirs... Des bilans de qualité de vie sont également disponibles sur le site de l'AFREK.

Diagnostic Kinésithérapique :

Il se différencie du diagnostic médical qui est l'identification d'une pathologie. C'est une "conclusion prospective" (Rey, 2004) qui permet, en fonction de l'état de la personne, de ses souhaits et des connaissances actuelles de la science, d'envisager un projet de soins.

Par exemple : "Personne âgée de 60 ans actuellement dans l'incapacité fonctionnelle de marcher. Traitement prévoyant une restitution partielle de la fonction compte tenu de l'âge et de la nature des lésions, avec reprise partielle de ses activités."

Objectifs thérapeutiques :

Ils mettent en évidence les différentes étapes du traitement prévu.

Par exemple :

A court terme, traitement antalgique, lutte contre l'œdème...

A moyen et long termes, restitution de la mobilité articulaire, de l'extensibilité musculaire et réapprentissage de la marche.

Déroulement :

Nombre de séances prévues, lieu des séances, individuelles ou en groupe.

Education thérapeutique :

Exprimer les objectifs et les moyens pédagogiques mis en oeuvre dans le cadre d'une démarche de prévention.

Par exemple, dans le cadre de la lombalgie, apprentissage des gestuelles de prévention, documents d'informations...

Fin de traitement :

Indiquer si les objectifs ont été atteints totalement, partiellement ou pas du tout, ce qui permet de justifier les propositions d'arrêt ou de poursuite du traitement formulées au médecin prescripteur.

Prévoir enfin un espace "commentaires" si besoin, dater et signer le document.

Rubriques annexes