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Santé Publique-Pratiques et organisation des soins 2013 n°5

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Dossier mis à jour le 2 décembre 2013
Incidence des ALD 30 chez les militaires d’active, Évaluation de la surveillance des infections, Évaluation du système d’information hospitalier, Enquête de satisfaction des patients hospitalisés, Taxonomie et typologie : est-ce des synonymes ?
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Incidence des ALD 30 chez les militaires d'active

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Incidence des ALD 30 chez les militaires d'active entre 2005 et 2011
Article intégral en Pdf

Auteurs : Enguerrane Martinez-Lorenzi, Guillaume Desjeux, Philippe Marsan, Véronique Thevenin-Garron

Résumé

Objectifs : connaître l'incidence des affections de longue durée (ALD 30) entre 2005 et 2011 chez les militaires.

Méthodes : étude descriptive pour les militaires d'active protégés par la caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS) entre le 01/01/2005 et le 31/12/2011. L'incidence des ALD 30 a été analysée à partir des données médicales enregistrées par les médecins-conseils via la base de données Hippocrate. Une standardisation a été réalisée en raison de la surreprésentation des hommes et des adultes jeunes.

Résultats : la population annuelle moyenne était de 331 000 personnes. Au cours de l'étude, 10 107 militaires ont bénéficié d'une exonération du ticket modérateur pour 11 581 ALD accordées. L'âge moyen était 43,2 ans et 87,9 % des patients étaient des hommes. Les affections les plus incidentes étaient les affections cardiovasculaires qui représentaient 29,8 % des ALD, les tumeurs malignes (24,3 %), le diabète (14,8 %) et les affections psychiatriques (8,6 %). Le taux d'incidence standardisé sur l'âge des femmes était supérieur à celui des hommes (501 vs 462 pour 100 000). L'Armée de Terre avait le taux standardisé d'incidence d'ALD le plus élevé, la Marine le plus bas (1139 vs 768 pour
100 000).
En comparant avec les données d'incidence du régime général, à âge et sexe égaux, les militaires étaient presque toujours en sous-risque pour les ALD, pouvant s'expliquer par la sélection médicale, l'activité et l'affiliation de courte durée à la CNMSS.

Conclusion : les données issues des ALD sont utiles pour les études épidémiologiques et l'évaluation des programmes de santé et de prévention.

Santé Publique. 2013;25(5):599-607

 

Incidence of thirty chronic diseases in the French armed forces between 2005 and 2011

Summary

Objective: To determine the incidence of chronic diseases (ALD30) in the French armed forces between 2005 and 2011.

Methods: Descriptive study on active soldiers covered by the French military healthcare system (CNMSS)between 01/01/2005 and 31/12/2011. Data were standardized due to over-representation of young men. The incidence of ALD30 was analyzed from medical records by consulting physicians using the Hippocrate database.

Results: The mean annual population comprised 331,000 persons. During the study, 10,107 of the 11,581 soldiers to whom an ALD diagnosis was attributed were granted exemption of co-payment. The mean age was 43.2 years, 87.9% of patients were male. The most common chronic diseases were cardiovascular diseases, representing 29.8% of the group, followed by malignant tumours (24.3%), diabetes (14.8%) and severe psychiatric disorders (8.6%). The age-matched standard incidence rate of was higher for women than for men (501 vs 462 per 100,000). The Army had the highest standard incidence rate of ALD and the Navy had the lowest incidence rate (1,139 vs 768 per 100,000). In comparison with the age- and gender-adjusted incidence rates in the general population, the armed forces almost always presented a much lower risk of ALD, which could be explained by medical selection, the type of activity and the short-term affiliation of the users of CNMSS.

Conclusion: Data extracted from ALD databases are useful for epidemiological studies and for the evaluation of health and prevention programmes.

Santé Publique. 2013;25(5):599-607

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