ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2003 n°4

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2003 n°4

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Dossier mis à jour le 12 décembre 2007
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Médicaments hypolipémiants en France

L'objectif était de mesurer la conformité des pratiques d’instauration du traitement hypolipémiant, au regard des recommandations établies en 2000 par l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes) et par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Instauration des traitements médicamenteux hypolipémiants en France en 2002

Auteurs : Saba G, Weill A, Païta M, Ricordeau Ph, Bourrel R, Nouailher-Lagarde M, Dematons MN, Crochet B, Guilhot J, Fender P, Allemand H et le groupe Dyslipidémie

Résumé

Objectif : Mesurer la conformité des pratiques d'instauration du traitement hypolipémiant, au regard des recommandations établies en 2000 par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes) et par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) : prise en charge diététique, détermination et respect des seuils de LDL-cholestérol pour l'instauration du traitement et prise en charge du tabagisme.

Méthode : Etude transversale descriptive, sur un échantillon national représentatif de 4 083 bénéficiaires ayant débuté un traitement hypolipémiant en mars 2002, constitué à partir des bases de remboursement des trois principaux régimes d'assurance maladie (Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés, Mutualité sociale agricole et Assurance maladie des professions indépendantes). Le recueil des données a été réalisé par les médecins conseils auprès des personnes traitées.

Résultats : La prévention primaire (absence de maladie coronaire) concernait 89,2 % des patients dont 21,9 % étaient âgés de 70 ans ou plus et 60,7 % avaient un score de risque cardiovasculaire inférieur ou égal à un. Un tiers (33,1 %) des patients n'avaient pas eu de détermination du LDL-cholestérol. Plus de la moitié (50,5 %) de ceux qui en avaient bénéficié avaient débuté un traitement malgré des taux de LDL-cholestérol inférieurs aux seuils déterminés par les experts de l'Afssaps. Toute population confondue, 53,4 % des patients n'avaient pas suivi un régime hypolipémiant conforme aux préconisations des experts de l'Afssaps. Parmi les 21,8 % de fumeurs, 31,2 % ont déclaré n'avoir pas eu d'incitation à l'arrêt du tabagisme et 84,5 % continuaient de fumer au jour de l'entretien avec le médecin-conseil.

Conclusion : L'analyse des pratiques d'instauration des médicaments hypolipémiants a montré un élargissement très important de l'utilisation de ces produits, bien au-delà des recommandations des agences. La population traitée présentait un niveau de risque cardiovasculaire faible, alors même que l'efficacité des hypolipémiants repose sur des études dans des populations à haut risque cardiovasculaire.

Rev Med Ass Maladie 2003;34,4:221-231

 

Dyslipidemia: how well were practice guidelines followed before initiating treatment with lipid-lowering agents in 2002 in France?

Summary

Aims: To measure how well the practice guidelines of the National Agency for Health Accreditation and Evaluation (Anaes) and the French Agency for the Safety of Health Products (Afssaps), promulgated in 2000 were followed before initiating treatment with lipid-lowering agents: weight-loss counseling, laboratory assessment and use of the accepted threshold value of LDL cholesterol and encouragement to stop smoking.

Method: We performed a retrospective, cross-sectional survey using a representative national sample of 4,083 beneficiaries who began receiving lipid-lowering agents in March 2002. The study sample was selected from the reimbursement databases of the three major healthcare funds in France (the general fund for salaried wage-earners [Caisse Nationale d'Assurance Maladie], the agricultural fund [Mutualité Sociale Agricole] and the fund covering self-employed individuals [Assurance Maladie des Professions Indépendantes]). Study data was gathered by the funds' salaried physician-advisors directly from the enrolled patients.

Results: 89.2% of the patients received a lipid-lowering treatment for primary prevention; 21.9% of these patients were 70 years old or more and 60.7 % had a cardiovascular risk of one or less. 33.1% of the patients had no laboratory assessment of their LDL cholesterol. In more that half of the patients (50.5%) who had an LDL determination, lipid-lowering treatment was begun in spite of an LDL cholesterol level within normal limits, according to the Afssaps guidelines. 53.4% of the patients did not follow a low-cholesterol diet. Among the 21.8% of the study population who smoked, 31.2% declared that they were not counseled to stop smoking and 84.5% were still smoking when they were examined by the funds' physician-advisors.

Conclusion: This survey showed that lipid-lowering medications are utilized in excess of the recommended guidelines. The treated population generally has a low cardiovascular risk and, in half of the cases, a normal LDL cholesterol level, in spite of the fact that the efficacy of lipid-lowering drugs has only been demonstrated in studies involving patients presenting a high cardiovascular risk or elevated cholesterol levels.

Rev Med Ass Maladie 2003;34,4:221-231

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Medicaments hypolipemiants

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