ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2002 n°2

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2002 n°2

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Dossier mis à jour le 12 décembre 2007
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Restaurations dentaires coronaires

L'objectif était d'apprécier la fréquence des matériaux utilisés dans les restaurations dentaires coronaires exécutées par les chirurgiens-dentistes en technique directe et évaluer leur qualité.

Nature et qualité des restaurations dentaires coronaires par technique directe en région Rhône-Alpes

Auteurs : Matysiak M, Gradelet J, Vigneau F, Lattier G, Nakache P, Guillaud M, Cantagrel R, Galliot M

Résumé

Objectifs : Apprécier la fréquence des matériaux utilisés dans les restaurations dentaires coronaires exécutées par les chirurgiens-dentistes en technique directe et évaluer leur qualité.

Méthodes : Enquête transversale réalisée par 31 chirurgiens- dentistes-conseils des trois régimes d'assurance maladie de la région Rhône-Alpes portant sur un échantillon de 7 500 restaurations dentaires coronaires facturées et remboursées par l'assurance maladie en septembre 1998, sélectionnées selon une série continue et évaluées à partir d'un référentiel reconnu par la Fédération dentaire internationale : les critères de qualité de G. Ryge.

Résultats : Ils portent sur 7164 restaurations dentaires coronaires observables chez 3 796 patients et réalisées par plus de 2 000 praticiens (soit plus de la moitié des chirurgiens- dentistes exerçant dans la région Rhône-Alpes). Le délai entre la date de l'acte et celle de l'observation était, en moyenne, de 6,1 ± 3,3 mois. La fréquence d'utilisation de l'amalgame était de 52,2 % et celle du composite de 47,8 %. L'amalgame était utilisé, aux deux maxillaires, pour des restaurations dentaires de volume important et concernant les secteurs postérieurs.
Sur le plan qualitatif, les restaurations au composite présentaient une adaptation marginale et une forme anatomique plus souvent adéquate que l'amalgame, mais leur adaptation chromatique n'était pas toujours satisfaisante. Les restaurations dentaires coronaires étaient cliniquement correctes (63,4 %), ou présentaient des anomalies nécessitant une surveillance clinique (19 %) ou des défauts importants nécessitant une réfection immédiate (17,6 %). La proportion de récidive carieuse était de 8,6 % pour l'amalgame et de 9,4 % pour le composite.
Sur la seule région Rhône-Alpes, l'Assurance maladie rembourse tous les ans un montant estimé à 10,7 millions d'euros au moins pour des restaurations dentaires coronaires de qualité incorrecte (sur un total de près de 82,3 millions d'euros pour ces actes).

Conclusion : Des actions de sensibilisation des chirurgiens-dentistes traitants de la région ont été entreprises et une évaluation de leurs impacts sera réalisée, dans deux ans, par l'Union régionale des caisses d'assurance maladie de Rhône-Alpes.

Rev Med Ass Maladie 2002;33,2:119-128

 

The Type and Quality of Direct Coronal Restorations in the Rhône-Alpes Region

Summary

Aims: To determine the frequency with which dental materials are used for direct coronal restorations and to evaluate the quality of the result.

Methods : We performed a cross-sectional survey involving 31 dental-surgeon advisors (chirurgiens-dentistes-conseils) of the three mandatory health insurance funds of the Rhône-Alpes region based on a sample of 7,500 dental coronal restorations reimbursed in September 1998. The restorations were selected from a continuous series and appraised by using G. Ryge's quality criteria, a guideline approved by the International Dental Federation.

Results: We studied 7,164 dental coronal restorations in 3,796 patients which were performed by over 2,000 dental surgeons (more than half the total number of all dental surgeons working in the Rhône-Alpes region). The average time between treatment and examination by a dental surgeon advisor was 6.1 months (± 3.3 months). Amalgam was used in 52.2 % of the cases while 47.8 % of the patients had received composite resins. Large posterior dental restorations on both maxillaries were treated with an amalgam.
Qualitatively, composite resin restorations demonstrated a better marginal adaptation and anatomic morphology than amalgam, but the chromatic tone was not always appropriate. Dental coronal restorations were clinically acceptable in 63.4 %, showed anomalies requiring clinical follow up in 19 % and 17.6 % presented significant defects requiring direct repair. Decay recurrence with amalgam was 8.6 % and 9.4 % with composite resins. Each year, the health insurance funds of the Rhône-Alpes region of France reimburse at least 10.7 million euros for defective dental coronal restorations (out of a total of 82.3 million euros reimbursed for all dental coronal restorations).

Conclusion : We instituted a campaign to increase practitioner awareness to this problem and in two years, the Rhône-Alpes Regional Union of Local Health Care Offices (URCAM) will conduct an impact study.

Rev Med Ass Maladie 2002;33,2:119-128

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Restaurations dentaires

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