ameli.fr - Pratiques et Organisation des Soins 2012 n°2

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Pratiques et Organisation des Soins 2012 n°2

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Dossier mis à jour le 28 décembre 2012
Dans ce numéro : Les antibiotiques en ambulatoire en Alsace, Les accidents du travail chez les indépendants, Affections transitoires bénignes : prise en charge, Durée de vie des couronnes dentaires, Gouvernance du programme VIH/Sida en Haïti
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Affections transitoires bénignes : prise en charge

L’objectif était, en utilisant le point de vue de situations cliniques bénignes pour lesquelles les médicaments sont facultatifs, d’entrer au cœur de la relation thérapeutique : prescrire, comment et pourquoi ?

La prise en charge des affections transitoires bénignes en médecine générale : avec ou sans médicaments ?

Auteurs : Bedoin D, Charles R

Résumé

Objectifs : Les médecins généralistes reçoivent souvent des patients présentant des affections transitoires bénignes caractérisées par une évolution naturelle spontanément favorable. Pourtant, la prescription médicamenteuse reste considérable dans ce cadre. Ce travail essaie de cerner les logiques de prescription médicamenteuse pour ces affections.

Méthodes : Le service universitaire de médecine générale de Saint-Étienne a réalisé une enquête qualitative en 2011 auprès de médecins généralistes de la Loire.

Résultats : Les médecins oscillaient entre deux logiques. La première visait à « réparer » le patient avec des médicaments, parfois des placebos impurs (justification par l'expérience de leur efficacité et de leur innocuité) ; prescrire permettait d'entretenir la confiance des patients tout en maintenant une image de puissance ; les critiques médico-économiques auxquelles sont soumis les médicaments (déremboursements, recommandations) étaient récusées. La seconde était
« restrictive » en médicaments, le soin passant par la réassurance et les conseils ; les placebos impurs étaient critiqués (effets secondaires, malhonnêteté, relation de dépendance) ; les recommandations constituaient une aide face au patient.

Conclusion : Deux modèles s'opposent : un modèle empirique dans lequel les comportements des médecins et des patients se renforcent mutuellement au gré d'expériences positives ; un modèle factuel visant à déterminer l'utilité d'un soin pour le patient - rapport bénéfice/(risque+coût) comparé à celui des alternatives thérapeutiques. Ceci interroge sur le rôle des médecins face aux affections transitoires bénignes. Pour le clarifier, une réflexion critique sur la pharmacopée, le rôle attribué au médecin par la société et l'organisation des soins semble nécessaire.

Prat Organ Soins. 2012;43(2):111-119




General practitioners' attitudes towards acute benign affections: with or without drugs?

Summary

Aim: General practitioners often have to take care of patients with acute benign affections which would naturally heal themselves. Nevertheless drug prescriptions remain substantial. Our aim was to analyze their logic in prescribing drugs.

Methods: This qualitative study was conducted in 2011 in Saint-Étienne among 11 GPs.

Results: Physicians swayed between two logics. The first one targeted curing with drugs which are sometimes impure placebos (their use being justified by their harmlessness and their effectiveness). Prescribing was a way of maintaining the patients' trust in their authority. The medico-economic criticism against those drugs, i.d. the end of reimbursement and the new guidelines, were being ignored. The second logic was one of reduction in drug prescription: reassuring and counselling becoming thus a way of curing. Impure placebos were being criticized because of their secondary effects and the dishonesty and dependency they implied. Guidelines were thus a help to deal with the patients.

Conclusion: Two models may be opposed. The first one is empiric: relations between GPs and patients are strengthened thanks to positive experiences. The second one is based on a factual model which aims at determining the clinical utility of the treatment. The risk-and-cost-to-benefit ratio is compared to that of therapeutic alternatives. This questions the physician's role in the treatment of these acute benign affections. To help in the medical decision, there is a need for a critical discussion on drug prescription, on the way society looks at the role of doctors and on the organization of the health care system.

Prat Organ Soins. 2012;43(2):111-119

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Affections transitoires benignes : prise en charge

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