ameli.fr - Pratiques et Organisation des Soins 2009 n°3

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Pratiques et Organisation des Soins 2009 n°3

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Dossier mis à jour le 22 octobre 2009
Dans ce numéro spécial sur la 1ere Journée scientifique de l'Assurance maladie : une méthode d'expertise pour optimiser des ordonnances de polyprescription ; développement et évaluation d'un système informatique de tableaux de bord pour le suivi des pathologies chroniques en médecine générale ; la prise en charge du cancer : quel partage des rôles entre médecine générale et médecine spécialisée? ; mise en perspective de l'offre de soins des secteurs de psychiatrie générale et du recours à la médecine générale ; la surdité permanente de l'enfant ; l'échantillon généraliste de bénéficiaires
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Au sommaire du dossier

Dépistage de la surdité

La surdité permanente de l'enfant relève-t-elle du dépistage néonatal ?

Auteurs : Dauman R, Roussey M, Garabedian N

Résumé


Dans le contexte actuel de la discussion sur l'opportunité d'un dépistage néonatal généralisé, six questions servent de fil conducteur.

La surdité permanente de l'enfant est-elle un problème de santé publique ? Si le degré de surdité concerné et sa prévalence paraissent consensuels, la réponse au critère de gravité nécessite tact et respect. Les questions sur l'identification à un stade latent, l'existence d'un test de dépistage simple, fiable et bien accepté et le bénéfice en termes d'âge diagnostique sont, comparativement, plus simples, le dépistage néonatal faisant doubler la proportion d'enfants sourds identifiés avant l'âge de 6 mois.

Le meilleur développement des enfants sourds sous l'effet d'une prise en charge précoce a mis du temps à être démontré. Parmi les enfants sourds profonds congénitaux ayant reçu un implant cochléaire, le développement du langage oral est plus rapide chez ceux mplantés entre 12 et 24 mois. Si on prend en compte l'ensemble des degrés de surdité, l'instauration précoce (avant 9 mois) de la prise en charge conduit, à l'âge de 8 ans, à un langage réceptif (fondé sur tous les moyens de communication) significativement plus élevé.

Les faux-positifs du dépistage néonatal ont-ils un inconvénient à long terme ? D'après une étude comparative récente sur des familles dont les enfants avaient eu un dépistage faussement positif et d'autres chez lesquels le dépistage avait permis de conclure d'emblée à une audition normale, l'anxiété parentale est similaire à l'âge de 6 mois. Mais dans le groupe des faux-positifs, 60 % des parents reconnaissent vérifier souvent que leur enfant entend bien.

Prat Organ Soins 2009;40(3):207-212


Is neonatal screening relevant for detecting permanent childhood hearing impairment?

Summary


In the framework of the opportunity to screen at birth all babies born on the French territory, six questions are
considered
.

Is permanent childhood hearing impairment a public health problem? Whereas level of hearing impairment to be considered and prevalence appear rather consensual, the criterion of severe handicap requires tact and respect. Questions on identification at an early stage, existence of a simple, reliable and well-accepted screening test, and benefit in terms of age at diagnosis appear comparatively easier to solve, the proportion of children identified before 6 months of age being doubled with screening at birth.

The evidence for a better development of hearingimpaired children after early intervention was more difficult to ascertain. In profoundly deaf congenital children who received a cochlear implant, oral language develops faster when implantation is performed between 12 and 24 months. If investigation extends to all degrees of hearing impairment, early intervention (by 9 months) results in a better receptive language at 8 years.

Do false-positive screens induce negative long-term effects? According to a recent comparative study, parental anxiety at 6 months of age is similar in falsepositives and true negatives. However, in the false positive
group, many parents (close to 60%) declare their tendency to frequently check that their child is hearing well
.

Prat Organ Soins 2009;40(3):207-212

Documents à télécharger

POS093 Depistage de la surdite

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