Entre 1999 et 2001, la consommation de soins de ville des premiers bénéficiaires de la CMU a nettement augmenté et s'est sensiblement modifiée.
La prise en charge quasi complète de leurs frais médicaux leur a permis de consommer davantage au cours de l'année 2000 : à structure d'âge et de sexe équivalente, la dépense moyenne des patients de la CMU est supérieure de 29 % à celle des autres patients du régime général, soit près de 10 points de plus qu'en 1999.
En 2000, les bénéficiaires de la CMU se sont principalement orientés vers une médecine de première intention.
L'année suivante leur recours à des services médicaux plus spécialisés s'est accentué.
En 2001, le niveau relatif de leur consommation de soins de ville s'est encore accru : il est supérieur d'un tiers à celui des autres patients du régime général.


