ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2005 n°3

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2005 n°3

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Dossier mis à jour le 11 décembre 2007
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Etude des prescriptions des dosages de PSA

L'objectif était d'analyser les prescriptions de dosages d’antigène prostatique spécifique (PSA), au regard des recommandations de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES).

Étude des prescriptions des dosages d'antigène prostatique spécifique (PSA)

Auteurs : Cros L, Germanaud J,Charlon R

Résumé

Objectif : Analyser les prescriptions de dosages d'antigène prostatique spécifique (PSA), au regard des recommandations de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (ANAES).

Méthode : Analyse des bases de données de remboursement de l'Assurance maladie de la région Centre sur 12 mois consécutifs (du 1er mars 2000 au 28 février 2001).

Résultats : En région Centre, 61 547 dosages de PSA ont été remboursés sur 12 mois pour 49 836 patients. Parmi les affiliés du régime général de l'Assurance maladie, 21 % des plus de 75 ans, 17 % des 50-74 ans et 1 % des 40-50 ans ont eu un dosage. 72 % des dosages étaient de première intention et, parmi eux, sept sur dix étaient des dosages isolés. Les patients de moins de 50 ans et de plus de 75 ans, classes d'âge pour lesquelles le dépistage par PSA n'est pas préconisé, représentaient 27 % des patients.
Le pourcentage de patients ayant eu une exonération de ticket modérateur pour cancer de prostate, dans les deux ans suivant le dosage, n'était que de 1 %.
Dans notre population, 83 % des dosages étaient prescrits par des généralistes, 10 % par des urologues. Au sein d'une même spécialité, il existait des disparités importantes en fréquence de prescriptions. Lors des prescriptions d'index PSA, les recommandations de l'ANAES étaient peu respectées : 40 % étaient prescrits sans dosage de PSA total de référence et, lorsque ce dosage existait, l'index n'était prescrit à bon escient que dans 40 % des cas.

Conclusion : Un dépistage individuel par dosage du PSA était communément effectué, malgré l'absence de recommandations de l'ANAES. Il existait une très forte disparité de pratique entre les médecins et le ciblage était insuffisant.

Rev Med Ass Maladie 2005;36(3):199-206

 

A study of prescriptions for prostate specific antigen (PSA) testing

Summary

Aim: To assess prescriptions for prostate specific antigen (PSA) with respect to the guidelines of the National Agency for Accreditation and Evaluation in Health (ANAES).

Method: We analyzed the French national healthfund's reimbursement data for the Centre region of France during 12 consecutive months (from March 1, 2000 to February 28, 2001).

Results: In the Centre region, 61,547 PSA determinations were reimbursed during the twelve month study period for 49,836 patients. Among affiliates of the general scheme of the national healthfund, PSA  eterminations were performed in 21 % of patients older than 75 years, in 17 % of patients aged between 50 and 74 years and in 1 % of patients aged between 40 and 50 years. In 72 % of the PSA determinations, PSA levels had never been determined before. Among these first determinations, seven out of ten exclusively ordered PSA. 27 % of the patients who had their PSA tested were younger than 50 years or older than 75 years. PSA determinations are not recommended for individuals in these age groups.
Only 1 % of the patients who had PSA tests were exonerated from co-payments due to the long-term disorder, cancer of the prostate, during the two-year period following the test.
83 % of the tests were prescribed by general practitioners and 10 % by urologists. There were important differences in the frequency with which the tests were prescribed within the same specialty. When prescriptions included a PSA index, the ANAES guidelines were poorly followed: 40 % were prescribed without asking for the total reference PSA and when the index was prescribed, it was appropriately prescribed in only 40 % of the cases
.

Conclusion: Individual screening with PSA determinations were routinely performed in contradiction to the ANAES guidelines. There is an enormous disparity in how often physicians prescribe PSA tests. In addition, these tests do not target patients very well.

Rev Med Ass Maladie 2005;36(3):199-206

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Dosage PSA

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