ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2005 n°2

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2005 n°2

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Dossier mis à jour le  3 août 2009
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Anti-inflammatoires non stéroïdiens

L'objectif était de vérifier la prise en compte des risques inhérents aux prescriptions d’AINS par les omnipraticiens et les rhumatologues de la région des Pays de la Loire.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens et risques iatrogènes potentiels : analyse des données de l'Assurance maladie

Auteurs : Lévy P, Fanello S, Pivette J, Parot-Schinkel E, Le Grand G, Schoux JB, Le Bodo P

Résumé

Objectif : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont largement prescrits en raison de leurs nombreuses actions thérapeutiques ; leur utilisation obéit à des règles de prescription bien codifiées. L'objectif de cette étude était de vérifier la prise en compte des risques inhérents aux prescriptions d'AINS par les omnipraticiens et les rhumatologues de la région des Pays de la Loire.

Méthode : Nous avons utilisé les bases de remboursement du régime général de l'Assurance maladie et celles de la Mutualité sociale agricole de la région des Pays de la Loire. Les données recueillies ont été analysées au regard des référentiels médicaux. La population étudiée était définie par les omnipraticiens et les rhumatologues ayant prescrit au moins un AINS pendant la période des mois de septembre et octobre 2001.

Résultats : Une proportion importante des patients des rhumatologues (19,5 %) et de ceux des omnipraticiens (13,9 %) bénéficiait d'un traitement par AINS. La protection gastrique associée aux AINS non sélectifs restait faible, notamment chez les patients de 65 ans et plus, tout particulièrement chez les omnipraticiens. La surveillance rénale, en cas d'association à risque, était incomplète pour les patients âgés de 75 ans et plus. L'association à un second AINS ou à un anticoagulant était rare. La connaissance des risques hémorragiques liés à la coprescription d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) semblait limitée.

Conclusion : Cette étude a montré que les médecins ne prenaient pas suffisamment en compte les risques inhérents aux prescriptions d'AINS, notamment chez les sujets âgés (risques rénal et digestif).

Rev Med Ass Maladie 2005;36(2):153-161

 

Nonsteroidal anti-inflammatory drugs and potential iatrogenic risks: an analysis using the French national health fund's database

Summary

Aim: Nonsteroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) are commonly prescribed due to their numerous therapeutic actions and their use requires that well-codified prescription rules be carefully followed. The aim of this study was to see whether general practitioners and rheumatologists in the Pays de la Loire region took into account the inherent risks of NSAIDs when prescribing them.

Method: The study material consisted in the information contained in the reimbursement database of the French national health insurance fund's general and agricultural schemes in the Pays de la Loire region. The information gathered was analyzed with respect to accepted medical guidelines. For the study, we enrolled all general practitioners and rheumatologists who had prescribed at least one NSAID during September and October 2001.

Results: A large proportion of rheumatologists' (19.5 %) and general practitioners' (13.9 %) patients had been reimbursed for NSAIDs. Gastric protection was rarely associated with non-selective NSAIDs, notably in patients aged 65 years or older, in particular among general practitioners' patients. Monitoring of kidney function, when indicated, remained incomplete in patients aged 75 years or more. Prescribing physicians appeared to insufficiently consider the risks of hemorrhage when serotonin uptake inhibitors (SUI) were co-prescribed.

Conclusion: This study showed that physicians do not sufficiently consider the risks inherent in the prescription of NSAIDs, particularly in older subjects (renal and gastrointestinal risks).

Rev Med Ass Maladie 2005;36(2):153-161

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Anti-inflammatoires non steroidiens

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