ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2004 n°2

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2004 n°2

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Dossier mis à jour le 11 décembre 2007
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Rétrocession hospitalière des médicaments

L'objectif était d'évaluer l’accessibilité géographique de ces médicaments, de mesurer le service pharmaceutique rendu au patient et d'appréhender l’exercice de cette mission ambulatoire confiée aux pharmacies à usage intérieur.

La rétrocession hospitalière des médicaments : quel service pharmaceutique rendu au patient ? Exemple de l'Aquitaine

Auteurs : Taboulet F, Dulin R, Bonnin M, Saux MC

Résumé

Objectifs : La rétrocession par les pharmacies hospitalières à des patients ambulatoires de médicaments de réserve hospitalière occupe une place importante et croissante dans les dépenses pharmaceutiques de l'Assurance Maladie. Cette étude visait à évaluer l'accessibilité géographique de ces médicaments, à mesurer le service pharmaceutique rendu au patient et à appréhender l'exercice de cette mission ambulatoire confiée aux pharmacies à usage intérieur.

Méthode : Une enquête descriptive, rétrospective, a été menée en 2002 auprès des 76 pharmacies autorisées à mener cette activité en Aquitaine. Le questionnaire adressé aux pharmaciens gérants portait sur les rétrocessions effectuées en 2001 : nature, montant et mode de distribution des produits, provenance des patients.

Résultats : La rétrocession était pratiquée par 35 pharmacies à usage intérieur ; les questionnaires ont été complétés par 30 d'entre elles. Le montant total des rétrocessions s'élevait à près de 55 millions d'euros, dont 46 % au centre hospitalier régional et universitaire de Bordeaux. Sur les 19 pharmacies ayant renseigné les items relatifs à la provenance des patients, soit sur une cohorte de 7 276 patients, 43 % parcouraient de 0 à 10 km entre leur domicile et la pharmacie hospitalière, 38 % de 10 à 50 km et 19 % plus de 50 km. Cet éloignement était parfois à l'origine d'un recours à des intermédiaires tels que les ambulanciers ou les pharmaciens d'officine.

Conclusion : L'enquête n'a pas permis de mettre en évidence une qualité optimale de dispensation pharmaceutique, alors que ce dispositif pose de nombreux problèmes pour le patient ou sa famille, pour la pharmacie hospitalière, ainsi que pour le payeur.

Rev Med Ass Maladie 2004;35,2:101-108

 

The direct sale of medications to outpatients by hospital pharmacies: what is the actual service rendered to patients? An example from Aquitaine

Summary

Aims: The direct sale of medications which are exclusively reserved for in-hospital use to outpatients occupies an important and increasing part of the French national health fund's pharmaceutical expenditures. The aims of this survey were to evaluate the geographic accessibility of these medications, to measure the pharmaceutical service the practice renders to patients and to better understand the functioning of this outpatient mission which has been entrusted to hospital pharmacy departments for intramural use.

Method: We performed a retrospective, observational survey in 2002 involving 76 pharmacy departments authorized to engage in this activity in Aquitaine. We addressed a questionnaire to the managers of these pharmacies concerning all direct sales to outpatients during the year 2001; the questionnaire included queries concerning the nature of the medications given, their cost, how they were delivered and where the patients came from.

Results: This form of direct sale was practiced by 35 pharmacy departments for in-hospital use medications. 30 pharmacy departments completed the questionnaires. The total cost of this practice was approximately 55 million euros; 46% of this amount was accounted for by the Bordeaux regional university hospital center. 19 pharmacy departments answered the questions concerning where their combined total of 7,276 patients came from. Thus, 43% had traveled from 0 to 10 km between their residence and the hospital to purchase their medications, 38% had traveled between 10 and 50 km and 19% had traveled more than 50 km. Some of the distances were so great that a number of patients had ambulances get their medications for them or had to resort to being supplied by a dispensary pharmacy.

Conclusion: The results of this survey failed to demonstrate optimum quality for this form of medication delivery which nonetheless creates a number of difficult problems for patients, their families, hospital pharmacy departments as well as for the payer.

Rev Med Ass Maladie 2004;35,2:101-108

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Retrocession hospitaliere

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