ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°4

Accès rapide

Aller à la navigation principale Aller à la recherche Aller à l'aide Aller au plan du site Aller au contenu Aller à la pagination
L'Assurance maladie (logo): retour accueil portail

ameli.fr
l'assurance maladie en ligne

Statistiques et publications

Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°4

Version imprimableEnvoyer cette page à un ami
Dossier mis à jour le 12 décembre 2007
Passer le sommaire

Au sommaire du dossier

Financement et réforme de santé

L'objectif était de présenter le système de santé canadien, ses retards et ses efforts.

Financement et réformes des systèmes de santé

Auteur : Brunelle Y

Résumé

Tous les systèmes de soins font face à une série de difficultés similaires que nul n'avait prévues. Les réformes de la fin des années 1980 ont introduit ou renforcé cinq éléments. Mais fort de la possession tranquille de la vérité, le Canada et le Québec, en particulier, ont alors pris un indéniable retard. Les seuls éléments touchés par les réformes initiales n'ont concerné qu'un seul point. Le retard a été rattrapé par des moyens d'une efficience parfois très douteuse.
Il semble maintenant que ce que nous qualifions de système canadien est de fait un non-système, du moins au sens d'un ensemble organisé. Un amalgame de diverses assurances publiques cloisonnées en entités autarciques (silos), aux fortunes diverses, ne constitue pas un système. La recherche d'une « vraie » première ligne constitue encore un enjeu majeur. L'introduction des Groupes de médecine de famille (GMF) constitue une réponse. L'idée est de permettre à un cabinet de médecins de devenir responsable d'une clientèle inscrite volontairement. En échange de cette prise de responsabilité, les médecins seront davantage soutenus en termes administratifs, techniques, professionnels et informatiques.
À noter que cette initiative des Groupes de médecine de famille, même si elle réussit conformément aux espérances, ne fait pas disparaître la réalité du rationnement. Mais des gains en efficience en sont attendus et peuvent rendre ce rationnement moins pénible et irrationnel que présentement. Le rationnement actuel s'exerce par une gamme étroite de services et surtout le resserrement de l'offre disponible On freine la demande (attentes) plus qu'on ne la canalise. Le rationnement des soins et services est une réalité, appeler les choses par leur nom permet de mobiliser les énergies requises pour balayer divers dysfonctionnements. Ces derniers deviennent alors plus difficiles à défendre lorsque mis en lumière.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,4:347-354

 

Financing and Reforming Health Care Systems

Summary

All health care systems are encountering a series of similar difficulties which had not been foreseen. Reforms during the last part of the 1980s have introduced or reinforced five elements. However, confidently believing that they detained the truth, Canada and particularly Quebec, have undeniably lost precious time. The only elements which were changed by the initial reforms concerned exclusively a single point. The lost time was made up thanks to means which were sometimes only very dubiously efficient.
It appears that what we qualify as the Canadian system is in fact a non-system, at least in the sense of its being an organized body. An amalgam of diverse, public insurance funds walled-off from one another by distinct, more or less successful silos, does not constitute a system. The search for a "real" first line remains a major stake. The introduction of Groups of Family Practitioners (GMF) constitutes an answer. The idea is to allow an office with a group of practitioners assume entire responsibility for a clientele which has voluntarily adhered. In exchange for assuming this responsibility, the practitioners receive greater administrative, technical, professional and computer assistance.
Even if this Groups of Family Practitioners initiative fulfills all the hopes that have been placed in it, it will not eliminate the reality of rationing. However, the greater efficiency expected may make this rationing less painful and irrational than it presently is. Today's rationing concerns a narrow gamut of services and, in particular, tends to limit available supply. Thus, demands (expectations) are checked rather than being redirected. Rationing of care and services is a reality; calling things by their name releases the energies required to sweep away sundry dysfunctions, which become more difficult to defend once they are out in the open
.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,4:347-354

Documents à télécharger

Financement et reformes

Rubriques annexes