ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°3

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°3

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Dossier mis à jour le 12 décembre 2007
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Le risque lipidique

L'objectif était de discuter de la pertinence de la prise en charge des troubles dyslipédiques par le médecin traitant.

Le risque lipidique. Commentaires à partir de trois études sur ses modalités de prise en charge

Auteurs : Lafon J-C, Chastagner M, Maillet H, Vidal E

Résumé

Objectifs : Les dyslipidémies constituent un facteur de risque cardio-vasculaire majeur. La prise en charge de ces troubles métaboliques par les médecins traitants est-elle pertinente ?

Méthodes : Trois échantillons différents de 100 malades chacun ont été tirés au sort à partir des données du codage des médicaments et des actes de biologie. Trois études ont été réalisées : l'une portant sur la prévention secondaire des patients coronariens de moins de 75 ans, une autre sur les traitements hypolipémiants chez les sujets âgés de plus de 75 ans et une sur le suivi des dyslipidémies chez les femmes jeunes non exonérées du ticket modérateur en comparant les données aux référentiels existants.

Résultats : Parmi les coronariens qui ont eu un bilan, 60 % n'ont pas eu de détermination du LDL-cholestérol dans l'année précédente, 1/3 n'a pas eu de traitement hypolipémiant. Parmi les sujets de plus de 75 ans, 2/3 des traitements hypolipémiants, souvent débutés après 70 ans, sont institués en prévention primaire, alors que pour 11 % le patient n'avait pas d'autre facteur de risque modifiable. Chez les femmes de 15 à 35 ans, 63 % présentent un bilan lipidique perturbé, 25 % avaient un risque thrombo-embolique accru.

Conclusions : Les coronariens apparaissent sous-traités et sous-explorés, contrairement aux personnes de plus de 75 ans non coronariennes, chez lesquelles le risque lipidique apparaît surestimé. Chez les femmes jeunes, les dyslipidémies, associées au tabagisme et à la contraception constituent un risque potentiel majeur. Enfin, une meilleure collaboration médecin-biologiste apparaît indispensable pour aider les prescripteurs dans la réflexion thérapeutique.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,3:243-252

 

Cardiovascular Risks Associated with Dyslipidemia. Comments on the Quality of Primary Care Based on Three Studies

Summary

Aims: Dyslipidemia constitutes a major cardiovascular risk factor. We decided to study the management of this disorder of metabolism by primary care physicians.

Methods: Three different samples of 100 subjects each were randomly chosen using data from the specific drug and blood-test codes contained in French health insurance's computer records. Three different studies were conducted : the first addressed secondary prevention in patients younger than 75 years with coronary artery disease (CAD), the second analyzed lipidlowering treatments in patients older than 75 years and the third studied the follow-up care given to young females with abnormal lipid profiles who were not exonerated from co-payments. Results were compared to existing clinical guidelines.

Results: Among patients with CAD who had serum lipid profiles, 60 % had not been prescribed a serum LDL-cholesterol during the preceding year and 1/3 had no lipid-lowering treatment. Among subjects older than 75 years, 2/3 of the lipid-lowering treatments (often initiated after the age of 70 years) were intended for primary prevention in spite of the fact that 11 % of the patients had no other modifiable cardiovascular risk factor. In the group of females between the ages of 15 and 35 years, 63 % had an abnormal lipid profile and 25 % were at increased risk for deep vein thrombosis.

Conclusions: Subjects with coronary artery disease appear to be under-treated and do not receive appropriate lipid-profile tests while the risk attributed to dyslipidemia seems overestimated in subjects older than 75 years without documented CAD. In young women, dyslipidemia associated with cigarette smoking and oral contraception potentially constitute a significant risk. Finally, increased cooperation between primary care physicians and directors of medical laboratories would certainly help prescribing clinicians in their decision- making.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,3:243-252

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Le risque lipidique

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