ameli.fr - Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°1

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Revue Médicale de l'Assurance Maladie 2001 n°1

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Dossier mis à jour le 12 décembre 2007
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Prescription et utilisation d'un hypnotique

L'objectif était de quantifier la prescription de zopiclone à l’échelle d’une circonscription de caisse, identifier des consommateurs excessifs.

Prescription et utilisation d'un hypnotique, la zopiclone :
enquête de pratique dans le Finistère-Sud

Auteurs : Leterme L, Singlan Y-S

Résumé

Objectifs : Quantifier la prescription de zopiclone à l'échelle d'une circonscription de caisse, identifier des consommateurs excessifs.

Méthodes : Requête informatique sur toutes les prescriptions et délivrances de zopiclone (commercialisée en France sous le nom de Imovane®) enregistrées par la caisse primaire du Finistère-Sud au cours du second semestre 1999 ; examen par le médecin- conseil des patients à forte consommation.

Résultats : La zopiclone représente 40 % du coût de l'ensemble des hypnotiques remboursés dans la circonscription, 47 % des signalements pour délivrance de quantité aberrante. Plus de 3 % des assurés sociaux du régime général de la caisse ont obtenu une délivrance de ce produit pendant cette période.
La population des consommateurs se répartit schématiquement en trois grands groupes : l'insomniaque passager (un à 3 mois de traitement - 64 %) ; l'insomniaque chronique (traitement supérieur à 3 mois - 30 %) ;  l'insomniaque « psychiatrique » (6 %) qui motive des posologies au-delà des recommandations de l'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Les prescriptions permettent à 6 % des utilisateurs d'obtenir une quantité de zopiclone supérieure à la posologie maximale d'un par jour fixée par l'AMM (délivrance supérieure à 180 comprimés sur 6 mois) et à 43 % des utilisateurs de plus de 65 ans de dépasser le seuil recommandé d'un demi-comprimé par jour (délivrance supérieure à 90 comprimés).

Conclusions : La zopiclone jouit peut-être auprès des prescripteurs et des patients d'une réputation d'innocuité alors que ses effets secondaires - en fait, ceux des benzodiazépines - sont de plus en plus documentés.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,1:9-15

 

The Prescription and Use of a Hypnotic, zopiclone:
A Survey of the Practice in the Finistère-Sud

Summary

Aims: To quantify the prescription of zopiclone in a district of a local health office and to identify patient overuse.

Methods: We obtained information on all prescriptions and reimbursements for zopiclone (sold in France under the brand-name Imovane®) from the computer data-base of the Finistère-Sud local health office during the second semester of 1999. The medical advisors of French health insurance examined patients who used excessive quantities of this medication.

Results: Zopiclone represented 40% of all reimbursements for hypnotic drugs in the district and 47% of all reported incidences of the delivery of excessive quantities to patients. More than 3% of all affiliates of the general scheme of French health insurance (régime général) purchased this medication during the period considered.
The population of affiliates taking zopiclone can be schematically divided into three categories: occasional insomniacs (from one to 3 months' treatment - 64%); chronic insomniacs (greater than 3 months' treatment - 30%); and the "psychiatric" insomniac (6%) who requires doses in excess of those recommended in label use (AMM).
6% of the patients obtained quantities of zopiclone which were greater than the maximum daily labeluse dose (limited to 180 tablets over a 6 month period) and 43 % of patients over 65 years old were prescribed doses in excess of the recommended label-use dose of one-half a tablet per day (more than 90 tablets over a six month period).

Conclusions: Zopiclone seems to be considered relatively innocuous by both physicians and patients in spite of the fact that its untoward effects-those of benzodiazepines in general- have been clearly documented.

Rev Med Ass Maladie 2001;32,1:9-15

Documents à télécharger

la zopiclone

Rubriques annexes