Statistiques et publications
- Sommaire du numéro 3 - 2000
- Coloscopies et cancer du côlon
- Dosage des hormones thyroïdienne et RMO
- Dépendance aux opiacés
- Amiante et suivi post-professionnel
- Analyse de la consommation médicamenteuse
- Comptes rendus en imagerie médicale
- Les références médicales opposables
- La responsabilité médicale
- Directeur médical au sein des managed-care
- La médecine de sécurité sociale
- Notes de lecture
Coloscopies et cancer du côlon
L'objectif était d'étudier la pertinence des indications des coloscopies longues, effectuées par des gastro-entérologues libéraux.
Évaluation de la pratique des coloscopies longues dans le dépistage et le suivi du cancer du côlon
Auteurs : Latil F, Couraud P, Di Bona S, Desmerie C
Résumé
Objectifs : Le cancer colo-rectal est le plus fréquent des cancers digestifs. Nous avons étudié la pertinence des indications des coloscopies longues, effectuées par des gastro-entérologues libéraux.
Méthodes : 200 coloscopies ont été tirées au sort parmi les actes réalisés en mai-juin 1998 en Charente- Maritime. Les données ont été recueillies sur le dossier médical et auprès du praticien. Leur conformité vis-à-vis de la conférence de consensus sur le dépistage et le suivi du cancer du côlon de janvier 1998 a été recherchée.
Résultats : La justification du dépistage sur les antécédents familiaux est la suivante : risque élevé et très élevé : examen justifié = 19 patients/61 (31 % ± 7%) ; risque moyen : examen non justifié = 12/61 (20 %) : risque indéterminé = 30/61 (49 %).
La pertinence des indications basées sur les antécédents personnels de polype ou de cancer est de 32/54 (59 %) examens appropriés, de 15/54 (28 % ± 7 %) examens inappropriés et de 7/54 (13 %) examens indéterminés.
Les indications de dépistage et de suivi pratiquées hors consensus sont au nombre de 27/117 (23 % ± 7 %). Un examen de surveillance sur deux est pratiqué prématurément.
Conclusion : Le consensus est connu, assez bien accepté mais mal appliqué surtout en ce qui concerne les procédures de suivi des polypes. L'adhésion du corps médical à ce consensus est bonne, sauf en ce qui concerne le suivi des cancers. Le dépistage individuel en cabinet libéral apparaît peu rentable près de 4 fois plus cher qu'en campagne de dépistage.
Rev Med Ass Maladie 2000;3:5-11
Appropriateness of colonoscopy: a retrospective study
Summary
Aims: There is no available data on the appropriateness of colonoscopy with respect to the guidelines of the National Agency for Accreditation and Evaluation (ANAES-Jan. 1998).
Methods: We retrospectively studied a cohort of 17 asymptomatic patients who underwent colonoscopy in the Charente-Maritime region (France). After consulting the medical records and the attending physicians concerned, the indications for each colonoscopy were assessed as being appropriate, equivocal or inappropriate in comparison to the medical guidelines.
Results: When clinical information concerning screening and follow-up was lacking, the assessment was considered equivocal. The procedures were judged appropriate in 45 % of the cases, equivocal in 32 % of the cases and inappropriate in 23 % ± 7 % of the case. Follow-up for adenomatous polyps of the colon was the most frequent diagnosis in the inappropriate group. Consequently, 28 of 35 colonoscopies were considered inappropriate because the follow-up interval was too short.
All of the attending physicians involved in the study were aware of the existence of the medical guidelines for colonoscopy and generally agreed with them. However, 7 of 19 physicians disagreed with the recommendation for following cancer of the colon (every 3 years).
Conclusion: This study found a significant number of inappropriate colonoscopies. Cancer screening in an open system is 4 times more costly than colorectal screening campaigns which annually test for fetal occult blood in the asymptomatic, average risk population.
Rev Med Ass Maladie 2000;3:5-11


