Statistiques et publications
Médecins généralistes
L'objectif était de décrire les attitudes et pratiques des médecins généralistes dans le domaine de la prévention et de l’éducation à la santé ; en identifier les déterminants.
Pratiques des médecins généralistes en matière de prévention : les enseignements d'un panel de médecins généralistes en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Auteurs : Aulagnier M, Videau Y, Combes J-B, Sebbah R, Paraponaris A, Verger P, Ventelou B
Résumé
Objectif : Décrire les attitudes et pratiques des médecins généralistes dans le domaine de la prévention et de l'éducation à la santé ; en identifier les déterminants.
Méthodes : Une enquête téléphonique a été réalisée auprès d'un panel de 600 médecins généralistes libéraux exerçant en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un score a été construit, permettant d'analyser le classement des médecins sur un éventail d'actions de prévention.
Résultats : Plus de 80 % des médecins déclaraient fréquemment proposer une mammographie aux femmes, repérer les éventuels effets iatrogènes des polyprescriptions chez les personnes âgées, repérer les problèmes de poids chez l'enfant, interroger les patients sur le tabagisme et proposer un sevrage tabagique aux fumeurs. Mais moins de 50% des médecins interrogés déclaraient fréquemment prescrire une contraception d'urgence, informer les patients sur les risques de l'automédication, proposer l'utilisation d'un carnet alimentaire aux patients souffrant d'obésité, utiliser un outil de dépistage. Le sentiment d'efficacité variait selon le domaine : plus de 80% des médecins généralistes se déclaraient efficaces dans le dépistage des cancers ou l'éducation des patients présentant une maladie chronique, contre moins de 40 % dans l'éducation vis-à-vis de la consommation d'alcool ou de drogues illicites.
Conclusion : Les médecins généralistes présentant un score de prévention élevé accordaient une place plus importante aux préoccupations de santé publique (p < 0,02), mobilisaient davantage de sources d'informations (p < 0,002), réalisaient davantage d'actes gratuits (p < 0,01) et se sentaient plus efficaces vis-à-vis des actes préventifs (p < 0,001) que les médecins présentant un score faible.
Un lien entre les comportements personnels des médecins généralistes enmatière de prévention et les pratiques adoptées face à leurs patients a été retrouvé.
Prat Organ Soins 2007;38(4):259-268
Preventive practices of general practitioners: information from a panel of GPs in Provence-Alpes-Côte d'Azur
Summary
Aim: Describe and identify the determinants of the attitudes and practices of general practitioners (GPs) concerning preventive medicine and health education.
Methods: A telephone interview was conducted with a panel of 600 private GPs working in Provence-Alpes-Côte d'Azur. A score was established to analyse the doctors' ranking for a range of preventive actions.
Results: More than 80 % of doctors said that they regularly offer mammograms to women, identify possible iatrogenic effects ofmultiple prescriptions in elderly people, identify weight problems in children, question patients about their smoking habits and offer smoking cessation programmes. However, less than half of doctors polled said that they regularly prescribe emergency contraception, inform patients of the risks of self-medication, suggest that obese patients use a food record, or use a screening tool. The feeling of effectiveness varied depending on the field of medicine: over 80 % of GPs said they were effective in screening cancers or advising chronically ill patients, compared with less than 40 % in advising patients about alcohol consumption or illegal drugs.
Conclusion: GPs with a high prevention score attached more importance to public health concerns (p < 0.02), used more information sources (p < 0.002), carried out more free consultations (p < 0.01) and felt that they were more effective as regards preventive practices (p < 0.001) than doctors with a low score.
A link has been found between the personal behaviour of GPs towards preventive medicine and the practices adopted with their patients.
Prat Organ Soins 2007;38(4):259-268


