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Vous avez un proche en fin de vie

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Dossier mis à jour le 19 mai 2016
Le congé de solidarité familiale permet au salarié d'assister un proche gravement malade. Ce congé n'est en principe pas rémunéré par l'employeur, mais l'Assurance Maladie peut verser une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie pendant 21 jours au cours de ce congé.
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L'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie

Des dispositions prévoient la possibilité, pour les salariés bénéficiaires du congé de solidarité familiale, de percevoir une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie (AJAP). Ce droit est également ouvert aux demandeurs d'emploi indemnisés par Pôle emploi, aux travailleurs non salariés, aux exploitants agricoles, aux professions libérales et aux ministres des cultes.

À noter : ces dispositions ne sont pas actuellement applicables à Mayotte.

Quelles sont les conditions d'attribution ?

Si vous accompagnez à domicile une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, vous pouvez bénéficier de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie sous réserve :

  • si vous êtes salarié, d'être bénéficiaire du congé de solidarité familiale ou l'avoir transformé en période d'activité à temps partiel ;
  • si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par Pôle emploi, d'avoir cessé toute recherche active d'emploi ;
  • si vous êtes non salarié, d'avoir suspendu ou réduit votre activité professionnelle.

La personne accompagnée peut être :

  • un ascendant (père, mère...) ou un descendant (enfant, petit-enfant...) ;
  • un frère ou une sœur ;
  • une personne vivant à votre domicile (conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS...) ;
  • une personne vous ayant désigné comme personne de confiance.

La personne de confiance
Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance qui peut être un parent, un proche ou le médecin traitant, et qui sera consultée au cas où elle-même serait hors d'état d'exprimer sa volonté et de recevoir l'information nécessaire à cette fin. Cette désignation est faite par écrit. Elle est révocable à tout moment. Si le malade le souhaite, la personne de confiance l'accompagne dans ses démarches et assiste aux entretiens médicaux afin de l'aider dans ses décisions (article L.1111-6 du code de la santé publique).

L'accompagnement peut se faire :

  • au domicile de la personne accompagnée ;
  • à votre domicile ;
  • au domicile d'un tiers ;
  • en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

L'allocation ne peut être versée en cas d'hospitalisation sauf si l'hospitalisation intervient après le début de l'accompagnement à domicile.

À noter : ces dispositions s'appliquent uniquement si votre régime d'assurance maladie prévoit le versement d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour maladie. Elles ne s'appliquent donc pas aux conjoints collaborateurs, aux ayants droit et aux étudiants.

Quelles démarches effectuer ?

Complétez le formulaire « Demande d'allocation journalière d'accompagnement à domicile d'une personne en fin de vie » (formulaire S 3708 disponible ci-dessous en téléchargement) et adressez-le à votre caisse d'Assurance Maladie*, accompagné d'un certificat médical établi par le médecin traitant de la personne que vous accompagnez, attestant que cette personne est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable.

Vous devez également joindre :

  • si vous êtes salarié : une attestation de votre employeur, précisant que vous bénéficiez du congé de solidarité familiale ou qu'il a été transformé à temps partiel ;
  • si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé par Pôle emploi : une déclaration sur l'honneur de cessation de recherche active d'emploi, motivée par la nécessité d'accompagner à domicile une personne en fin de vie.

* Pour les assurés du régime général, votre dossier complet doit être adressé au CNAJAP
à l'adresse suivante :

CNAJAP
rue Marcel Brunet
BP 109
23014 GUÉRET Cedex

C'est le CNAJAP qui assurera le suivi de votre dossier et le versement de l'allocation.

Pour plus de renseignements :

  • contactez votre caisse d'Assurance Maladie ;
  • consultez le site de la Mutualité sociale agricole si vous êtes exploitant ou salarié agricole, ou le site du Régime social des indépendants si vous exercez une profession indépendante (voir « Sites utiles » ci-contre).

Montant et versement de l'allocation

Le montant de l'allocation est porté à 55,21 euros brut par jour à compter du 1er avril 2016.
L'allocation est versée pendant 21 jours maximum (jours ouvrables ou non). Elle sera interrompue le lendemain du décès de la personne que vous accompagnez s'il se produit pendant ces 21 jours.

À noter :

  • l'accompagnement réalisé avant la date de réception de votre dossier complet par l'Assurance Maladie n'est pas indemnisable ;
  • en cas de congé de solidarité familiale transformé en période d'activité à temps partiel : le montant de l'allocation est de 27,60 euros brut par jour (à compter du 1er avril 2016) ; elle est versée pendant 42 jours maximum et ce, quelle que soit la réduction du temps de travail ;
  • l'allocation est fractionnable dans le temps. Vous pouvez ainsi bénéficier de plusieurs périodes de versement, dans la limite de la durée maximale de versement de 21 jours (ou 42 jours en cas d'activité à temps partiel) ;
  • l'allocation est fractionnable entre plusieurs personnes accompagnantes. Dans cette situation, le versement de l'allocation peut se faire de façon concomitante ou de façon successive, dans la limite de la durée maximale de versement de 21 jours (ou 42 jours en cas d'activité à temps partiel) au titre de la même personne accompagnée.

Règles de cumul

L'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie n'est pas cumulable avec :

  • les indemnités journalières versées en cas d'arrêt de travail pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle, de congé maternité, de congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou de congé d'adoption ;
  • l'allocation de repos maternel et l'indemnité de remplacement versées en cas de congé maternité ou de congé de paternité et d'accueil de l'enfant ;
  • les allocations chômage ;
  • l'allocation parentale d'éducation ou le complément de libre choix d'activité de la prestation d'accueil du jeune enfant.

À noter : si vous avez transformé votre congé de solidarité familiale en période d'activité à temps partiel, l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie peut se cumuler avec les indemnités journalières versées en cas d'arrêt de travail pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle, au titre de votre activité exercée à temps partiel.

Prélèvements sociaux, impôts

Le montant de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie est réduit de 7,5 % au titre de la CSG et de 0,5 % au titre de la CRDS.
Elle est soumise à l'impôt sur le revenu.

Documents à télécharger

Demande d'allocation journalière d'accompagnement à domicile d'une personne en fin de vie

Permet, sous certaines conditions, aux personnes bénéficiant du congé de solidarité familiale, ou celles réduisant/suspendant leur activité, ou aux chômeurs indemnisés, qui accompagnent à domicile un proche en fin de vie, de demander une allocation.

« J'accompagne à domicile un proche en fin de vie »

Fiche mode d'emploi : comment demander l'allocation d'accompagnement, étape par étape.

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En pratique

Sites utiles

Mutualité sociale agricole (MSA)
Le site de la protection sociale du monde agricole et rural.

Régime social des indépendants (RSI)
Le site de la protection sociale des artisans, commerçants et professions libérales.

Rubriques annexes